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Pourquoi les investisseurs guettent les minutes de la Fed ce mercredi

Les dernières discussions de la banque centrale américaine restent un mystère. La publication du compte-rendu mercredi pourrait enfin lever un coin du…

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Pourquoi les investisseurs guettent les minutes de la Fed ce mercredi

Les dernières discussions de la banque centrale américaine restent un mystère. La publication du compte-rendu mercredi pourrait enfin lever un coin du voile sur la stratégie de Kevin Warsh.

Mi-juin, les responsables de la Fed se sont réunis pour la quatrième fois sans bouger les taux d’intérêt. À l’issue de ces deux jours de huis clos, le nouveau président Kevin Warsh a lâché une phrase qui a attisé toutes les curiosités. Il a parlé d’une « bonne dispute de famille » entre les membres. Mais il n’en a pas dit beaucoup plus. Résultat, les investisseurs sont sur des charbons ardents. Ils attendent mercredi la publication des « minutes », le compte-rendu détaillé de ces échanges. Habituellement, ce document passe un peu inaperçu. Pas cette fois. C’est la première fois qu’il sort sous la direction de Warsh, et tout le monde veut savoir ce qui s’est vraiment dit dans cette salle.

Le contexte économique ne fait qu’ajouter à la pression. Depuis la nomination de Kevin Warsh par Donald Trump, les choses ont changé très vite. La guerre déclenchée avec l’Iran a fait bondir l’inflation. Mais dans le même temps, le marché du travail américain est devenu plus solide qu’en 2025. Ce paradoxe complique la tâche de la Fed. D’un côté, plusieurs responsables monétaires veulent lutter coûte que coûte contre la hausse des prix. De l’autre, Trump attend des taux plus bas, et certains accusent Warsh d’être son « pantin ». Lui a choisi une stratégie : le flou. Il laisse planer le doute sur les prochaines décisions, pour ne pas s’enfermer dans une promesse que les aléas économiques pourraient balayer. Les investisseurs, eux, aimeraient des certitudes. Mais ils doivent se contenter de phrases générales comme « plusieurs participants ont estimé que » ou « quelques-uns ont suggéré que ». Aucun nom, aucune citation directe.

La semaine dernière, lors d’un forum de banquiers centraux, Kevin Warsh a envoyé quelques signaux qui ont été lus de manière très différente. D’un côté, il a affirmé que les prix étaient « trop élevés », ce qui le range dans le camp des faucons, ceux qui donnent la priorité à la lutte contre l’inflation. Il a aussi prévenu ceux qui doutaient de sa crédibilité à cause de sa nomination politique : « Ils seront déçus », a-t-il lancé, s’ils pensent que la Fed tolérera une inflation au-dessus de 2 %. Mais en parallèle, il a semblé plus optimiste sur l’apaisement au Moyen-Orient, avant que les hostilités ne reprennent mardi soir. Les investisseurs passent donc chaque mot de Warsh au crible. Les minutes de mercredi seront une pièce de plus dans ce puzzle. Mais vu le style choisi par le nouveau patron, il faudra peut-être lire entre les lignes pour comprendre où va la première économie mondiale.

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