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Planète : Au coeur de la Camargue, un laboratoire de meilleures pratiques entre la nature et l’homme

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Des flamants roses dans un marais, des roselières, quelques abris de chasse. Ce paysage classique de Camargue cache un laboratoire unique d’un milieu naturel pour la gestion de l’eau, la chasse ou la lutte contre les espèces envahissantes.

Le domaine des Grandes cabanes du Vaccarès Sud s’étend sur 473 hectares de zones humides au coeur de la Camargue, près des Saintes-Maries-de-la-Mer. Ancienne propriété de chasse privée rachetée par le Conservatoire du Littoral, il est géré par l’Office français de la biodiversité (OFB) depuis 2013.

« Nous considérons ce territoire comme un laboratoire » au coeur de « l’un des plus beaux territoires de Camargue », s’enorgueillit Eric Hansen, directeur Provence Alpes Côte d’Azur et Corse de l’établissement public français chargé de la protection et de la restauration de la biodiversité.

Le site abrite 138 espèces d’oiseaux, dont certaines très menacées comme la tourterelle des bois, mais aussi des chauve-souris, des cistudes d’Europe, une tortue d’eau douce menacée et protégée, ainsi que de nombreuses plantes.

L’espace naturel protégé est fermé au grand public, mais « veut conserver les activités humaines traditionnelles », poursuit-il.

L’OFB y travaille sur plusieurs thèmes: la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, la gestion de l’eau, la protection des oiseaux ou encore la promotion de pratiques de chasse plus durables.

Autant de thèmes au coeur du Congrès mondial de l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN), un rassemblement clé pour la défense de la biodiversité qui se tient à Marseille jusqu’à samedi.

« Nous essayons de voir ce qui fonctionne ou pas », explique Eric Hansen, pour mieux le partager ensuite avec les propriétaires des domaines avoisinants.

Munitions d’acier

Ça et là, des buissons apparaissent aux abords des marais. « C’est ma bête noire! », s’exclame Claire Tétrel, conservatrice du site, en désignant l’arbuste, un baccharis.

« A l’arrivée de l’OFB, les trois-quarts des espaces de roselières étaient envahis », raconte-t-elle. Résultat, les roselières disparaissent, menaçant des espèces d’oiseaux déjà mal en point et protégées comme le héron pourpré ou le butor étoilé.

Trop tard pour éradiquer complètement cette plante exotique envahissante. Mais en combinant arrachage, girobroyage et noyade des souches, une grande partie a pu être supprimée. Le résultat est flagrant dans le plus grand marais du domaine, où les baccharis qui colonisaient les îlots ont été arrachés, permettant aux oiseaux de s’y installer et d’y nidifier.

Grâce au plan de relance, l’espace naturel a bénéficié de 150.000 euros sur trois ans pour lutter contre ces arbustes et la jussie, une plante aquatique originaire d’Amérique du Sud.

Ces succès « font boule de neige » dans les propriétés avoisinantes, assure Benoît Girard, agent de gestion du domaine. Certaines sont des chasses privées d’oiseaux sauvages, avec un ticket d’entrée élevé de plusieurs milliers d’euros, dont les propriétaires sont soucieux de préserver le meilleur environnement possible pour cette faune.

L’OFB travaille aussi avec des chasseurs sur ce territoire. « Nous faisons venir de jeunes chasseurs en groupes de six pendant cinq ou six jours pour leur apprendre à tirer avec des munitions d’acier », plutôt qu’avec des munitions au plomb, indique Eric Hansen. La grenaille de plomb est interdite dans les zones humides car elle empoisonne les canards.

Les eaux du Petit Rhône alimentent les marais des Grandes cabanes du Vaccarès Sud qui forment aujourd’hui un cul-de-sac piégeant des poissons et en particulier des anguilles européennes, espèce migratrice entre rivières et océan, classée « en danger critique d’extinction » au niveau mondial et en France.

Pour permettre à ces animaux de retourner se reproduire dans l’océan, l’OFB aimerait « retrouver une continuité hydrologique entre le Petit Rhône et l’étang de Vaccarès » en y rejetant des eaux de la réserve, explique Claire Tétrel. Ces eaux constitueraient aussi un apport d’eau propre, quand ce vaste étang au coeur de la Camargue subit des pollutions liées à certains agriculteurs.

« Même si l’homme intervient, on peut tout à fait garder des espaces dans le meilleur état possible », conclut Eric Hansen.

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COP28: la France « stupéfaite » et « en colère » après les déclarations de l’Opep

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COP28: la France "stupéfaite" et "en colère" après les déclarations de l'Opep

La ministre française de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a affirmé samedi être « stupéfaite » et fait part de sa « colère », après les déclarations de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) demandant à ses pays membres le rejet d’un accord ciblant les énergies fossiles à la COP28.

« Je suis stupéfaite de ces déclarations de l’Opep. Et je suis en colère », a déclaré la ministre depuis Dubaï, rappelant que « les énergies fossiles sont responsables de plus de 75% des émissions de CO2 » et « qu’il faut en sortir si on veut limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré ». « La position de l’OPEP met en péril les pays les plus vulnérables et les populations les plus pauvres qui sont les premières victimes de cette situation », a-t-elle ajouté.

« Je compte sur la présidence de la COP pour ne pas se laisser impressionner par ces déclarations et pour porter un accord qui affirme un objectif clair de de sortie des énergies fossiles », a aussi affirmé Mme Pannier-Runacher.

Dans un courrier daté de mercredi, et authentifiée par un pays membre destinataire, le secrétaire général de l’Opep Haitham al-Ghais « presse » ses membres et leurs délégations à la COP28 de « rejeter proactivement tout texte ou toute formulation qui cible l’énergie, c’est-à-dire les combustibles fossiles, plutôt que les émissions de gaz à effet de serre ».

La lettre est adressée aux 13 membres de l’Opep, dont l’Irak, l’Iran, les Emirats arabes unies, qui président cette année la conférence climatique des Nations unis, et l’Arabie saoudite, en première ligne pour s’opposer à la sortie des énergies fossiles.

Le courrier est aussi envoyé aux dix pays associés, comme le Mexique, l’Azerbaïdjan, la Russie ou la Malaisie, tous présents à Dubaï.

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La COP28 détient le record du nombre de lobbyistes des énergies fossiles, selon des ONG

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La COP28 détient le record du nombre de lobbyistes des énergies fossiles, selon des ONG

Selon la coalition Kick Big Polluters Out, la COP28 est envahie par les lobbyistes des énergies fossiles, mettant en danger les discussions sur le changement climatique.

La 28e Conférence des Parties (COP28) de l’ONU sur le climat, actuellement en cours à Dubaï, est marquée par la présence massive de lobbyistes des énergies fossiles. Selon une étude de la coalition Kick Big Polluters Out (KBPO), au moins 2 456 lobbyistes représentant ces industries ont obtenu une accréditation pour participer à l’événement, un chiffre quatre fois supérieur à celui de la précédente COP27.

La situation est si préoccupante que les ONG affirment que ces lobbyistes sont la principale raison pour laquelle la COP28 est plongée dans un brouillard de déni climatique. Cette augmentation massive du nombre de lobbyistes des énergies fossiles menace sérieusement les discussions sur le changement climatique et les mesures à prendre pour lutter contre ce problème mondial.

Si l’on considère ces lobbyistes comme une délégation, ils constitueraient la troisième plus grande présence à la COP28, derrière le Brésil et les Émirats arabes unis. Cette présence massive dépasse largement celle des délégations des dix pays les plus vulnérables au changement climatique, ainsi que celle des représentants des populations indigènes.

Parmi les lobbyistes des énergies fossiles accrédités, on trouve des personnalités influentes telles que Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, accrédité par la France. L’Italie a emmené des cadres d’Eni, tandis que l’Union européenne a fait venir des employés de BP, Eni et ExxonMobil. Les organisations professionnelles ayant le statut d’observateur à la COP ont également mobilisé leur contingent d’employés de Shell, TotalEnergies ou Equinor. Notons également que le président émirati du sommet, Sultan al-Jaber, est lui-même directeur de la compagnie pétrolière nationale, Adnoc.

La présence massive de lobbyistes des énergies fossiles à la COP28 suscite des inquiétudes quant à l’impact sur les décisions et les engagements pris lors de cette conférence cruciale. Le retrait progressif des énergies fossiles, notamment le pétrole, le gaz et le charbon, est au cœur des enjeux de la COP28, et la présence de ces lobbyistes soulève des questions sur leur rôle et leur influence dans les négociations climatiques.

Cette situation met en lumière la nécessité de trouver un équilibre entre la participation d’acteurs industriels et la prise de décisions visant à lutter efficacement contre le changement climatique. Les ONG et les défenseurs de l’environnement appellent à une plus grande transparence et à des mesures pour réduire l’influence des intérêts industriels sur les discussions climatiques mondiales.

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COP28: une vingtaine de pays appellent à tripler le nucléaire dans le monde d’ici 2050

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COP28: une vingtaine de pays appellent à tripler le nucléaire dans le monde d'ici 2050

Appel à l’expansion de l’énergie nucléaire lors de la COP28 pour réduire la dépendance au charbon et au gaz.

Lors de la COP28, une vingtaine de pays, dont les États-Unis, la France et les Émirats Arabes Unis, ont conjointement appelé à tripler les capacités de production d’énergie nucléaire dans le monde d’ici 2050 par rapport à 2020. Cette initiative vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles, en particulier au charbon et au gaz, qui constituent un enjeu majeur de la lutte contre le changement climatique.

L’annonce a été faite par John Kerry, l’émissaire américain pour le climat, lors d’un événement à Dubaï, en présence de dirigeants tels que le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre belge Alexander de Croo. Toutefois, il est à noter que la Chine et la Russie, deux importants constructeurs de centrales nucléaires dans le monde actuel, n’ont pas signé cette déclaration.

Le texte de la déclaration reconnaît le rôle essentiel de l’énergie nucléaire dans la réalisation de la neutralité carbone d’ici 2050 et dans le maintien de l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, tel que stipulé dans l’Accord de Paris.

John Kerry a souligné : « Nous savons par la science, la réalité des faits et des preuves qu’on ne peut pas atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 sans le nucléaire. » De nombreux signataires ont partagé cet avis, considérant l’énergie nucléaire comme une source stable et à faibles émissions de gaz à effet de serre, essentielle pour la sécurité énergétique et la décarbonisation.

Les pays signataires ont également appelé les actionnaires des institutions financières internationales, telles que la Banque mondiale, à inclure le nucléaire dans leurs financements. Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a souligné que certaines institutions financières avaient des dispositions statutaires excluant le nucléaire, ce qu’il considère comme obsolète.

L’énergie nucléaire est considérée par ses défenseurs comme une solution modulable, produisant peu de gaz à effet de serre, pour produire une électricité propre et abondante. Cependant, certains militants de l’environnement font valoir les risques liés aux accidents nucléaires, la gestion des déchets à long terme et les coûts élevés associés à cette source d’énergie. La question de l’acceptabilité sociale et des garanties de sécurité reste donc au centre des débats sur l’expansion du nucléaire pour lutter contre le changement climatique.

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