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Économie

Nouvelle escalade tarifaire : Trump frappe le Canada avec des taxes record

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Les tensions commerciales entre Washington et Ottawa atteignent un nouveau sommet, avec l’annonce de droits de douane massifs sur les exportations canadiennes.

Le gouvernement américain a durci le ton en imposant une surtaxe de 35 % sur les produits en provenance du Canada, l’une des mesures les plus sévères dévoilées cette semaine. Cette décision intervient en réponse aux mesures de rétorsion adoptées par Ottawa face aux précédentes augmentations tarifaires américaines. Dans une lettre officielle, l’administration Trump a reproché à son voisin nord-américain de ne pas coopérer suffisamment et d’avoir riposté par des barrières douanières similaires.

Les autorités canadiennes ont immédiatement réagi, affirmant leur détermination à protéger les intérêts économiques nationaux. Le Premier ministre a souligné que son gouvernement continuerait de défendre les travailleurs et les entreprises locales dans le cadre des négociations en cours. Malgré ces déclarations, la Maison Blanche a laissé entendre que cette hausse tarifaire pourrait être bien accueillie, tout en maintenant un flou sur les suites possibles.

Ces nouvelles taxes s’ajoutent aux droits déjà en vigueur sur des secteurs clés comme l’acier, l’aluminium et l’automobile, qui représentent une part importante des exportations canadiennes vers les États-Unis. Toutefois, une source bien informée a indiqué que les produits couverts par l’accord de libre-échange nord-américain (ACEUM) pourraient, pour l’instant, être épargnés.

Les relations commerciales entre les deux pays restent tendues, marquées par des désaccords persistants sur des sujets sensibles tels que l’immigration illégale et le trafic de stupéfiants. Washington accuse notamment Ottawa de ne pas en faire assez pour endiguer les flux de fentanyl, une substance responsable d’une crise sanitaire majeure aux États-Unis. Les statistiques canadiennes contredisent cependant cette affirmation, montrant que moins de 1 % de cette drogue provient effectivement du territoire canadien.

Les négociations commerciales, déjà complexes, se heurtent à des enjeux de souveraineté nationale, chaque camp refusant de paraître céder du terrain. Récemment, le Canada a accepté de suspendre sa taxe sur les services numériques, initialement prévue pour entrer en vigueur en juillet, après que les États-Unis eurent interrompu les discussions, qualifiant cette mesure de provocation.

L’impact de ces tensions se fait déjà sentir : la part des exportations canadiennes vers les États-Unis a chuté à 68,3 % en mai, un niveau historiquement bas. Parallèlement, une vingtaine d’autres pays, principalement en Asie, ont également reçu des notifications de hausses tarifaires, certaines atteignant 40 %. Le Brésil a été particulièrement visé, avec une taxe de 50 % décrétée en représailles à des poursuites judiciaires visant l’ancien président Jair Bolsonaro.

Initialement prévues pour le 9 juillet, ces mesures ont finalement été reportées au 1er août. D’autres annonces sont attendues dans les prochains jours, concernant notamment le bois d’œuvre, les semi-conducteurs et les produits pharmaceutiques. Le cuivre a déjà été ciblé, avec une taxe de 50 % annoncée mercredi dernier. L’incertitude plane désormais sur l’évolution de ces tensions, alors que les économies des deux pays pourraient en subir les conséquences.

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