Économie
Nouveau mouvement social au Parisien, le deuxième en sept jours


Le personnel du quotidien a une nouvelle fois cessé le travail pour réclamer le respect des engagements sur les embauches et exprimer son opposition à un éventuel rachat par le groupe Bolloré.
Les salariés du Parisien/Aujourd’hui en France ont décidé mardi de reconduire leur mouvement de grève jusqu’à mercredi minuit. Cette deuxième interruption du travail en l’espace d’une semaine vise à obtenir de la direction le respect de ses promesses en matière de recrutement et à marquer leur désaccord face aux rumeurs de cession du titre au groupe de Vincent Bolloré. Lors d’une assemblée générale, le scrutin a recueilli 120 voix favorables, 84 oppositions et 16 abstentions. Les organisations syndicales ont également acté une grève des signatures chaque lundi à compter du 6 octobre.
Les motivations des grévistes demeurent identiques à celles ayant conduit à l’arrêt des activités la semaine dernière, lequel avait empêché la parution du journal. Les syndicats, reçus en début de semaine par la direction, insistent sur la nécessité de pourvoir des postes en contrat à durée indéterminée et d’améliorer les conditions de travail. Ils contestent par ailleurs un éventuel transfert de propriété vers l’homme d’affaires Vincent Bolloré, une hypothèse relayée par le magazine Challenges en septembre sans avoir été confirmée ni infirmée par LVMH, actuel propriétaire du titre.
Le groupe Bolloré détient déjà une influence notable dans les médias français, avec la possession de Canal+ — et par conséquent de CNews — ainsi que des participations dans Prisma Media et Lagardère. Parallèlement, les salariés dénoncent le recours à des contrats précaires pour compenser les suppressions de postes prévues dans le cadre d’un plan de restructuration annoncé en mars. Ce dernier prévoit la suppression d’environ 40 emplois et avait déjà provoqué un arrêt de travail de 24 heures ainsi qu’une motion de défiance envers la direction.
Dans un message interne, la direction a assuré les équipes de son engagement à veiller aux conditions de travail dans une période qu’elle qualifie d’exigeante. Le Parisien/Aujourd’hui en France, troisième quotidien national en termes de diffusion avec environ 260 000 exemplaires quotidiens, traverse ainsi une phase de tensions sociales récurrentes, marquée par des incertitudes stratégiques et éditoriales.





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