Société
Nicolas Sarkozy libéré de son bracelet électronique : la justice accorde une mesure d’allègement


L’ancien président français bénéficie désormais d’une libération conditionnelle, marquant un tournant dans l’exécution de sa peine.
Nicolas Sarkozy ne porte plus le bracelet électronique qui lui avait été imposé depuis février. Le parquet de Paris a confirmé que l’ancien chef de l’État, condamné dans l’affaire des écoutes, a été placé sous libération conditionnelle depuis mercredi. Cette décision intervient après une requête déposée le 16 avril, fondée sur son âge – 70 ans – lui permettant de solliciter un aménagement de peine avant la moitié de sa détention.
Le juge d’application des peines a validé cette mesure le 12 mai, assortie de plusieurs obligations. L’ex-président doit désormais obtenir une autorisation préalable pour tout déplacement prolongé ou à l’étranger, répondre aux convocations judiciaires et recevoir les services pénitentiaires d’insertion. Son avocate a souligné que cette décision, conforme à la loi, aurait pu être prise plus tôt.
Condamné en décembre à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme sous surveillance électronique, Nicolas Sarkozy avait vu ses mouvements limités à des plages horaires précises. Cette libération conditionnelle met fin à cette contrainte, bien que le dossier judiciaire reste lourd. L’affaire dite « Bismuth » l’a reconnu coupable de corruption et trafic d’influence pour avoir tenté d’influencer un magistrat en échange de faveurs.
Parallèlement, la question du retrait de sa Légion d’honneur continue de diviser. Si le chancelier de l’ordre estime cette mesure automatique après une condamnation définitive, Emmanuel Macron s’y est opposé, jugeant qu’elle ne serait « pas une bonne décision ». Une polémique qui persiste alors que des recours ont été déposés pour exiger la déchéance de cette distinction.
Prochaine étape judiciaire : le délibéré du 25 septembre dans l’affaire libyenne, où l’ancien président est accusé d’avoir bénéficié d’un financement illicite de sa campagne par le régime de Kadhafi. Une requête en cassation est également en cours dans le dossier Bygmalion, où il a écopé de six mois de bracelet électronique en appel. L’issue de ces procédures déterminera la suite du parcours judiciaire de l’ancien locataire de l’Élysée.





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