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Macaron à Damas le pari risqué d une main tendue à la nouvelle Syrie

Pour la première fois depuis la chute de Bachar al-Assad, un dirigeant occidental pose le pied en Syrie. Emmanuel Macron tente d accompagner la transition…

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Macaron à Damas le pari risqué d une main tendue à la nouvelle Syrie

Pour la première fois depuis la chute de Bachar al-Assad, un dirigeant occidental pose le pied en Syrie. Emmanuel Macron tente d accompagner la transition tout en pesant sur les équilibres régionaux.

Le président français est arrivé lundi soir dans la capitale syrienne. Une visite tenue secrète jusqu à la dernière minute pour des raisons de sécurité. Le pays reste fragile après treize ans de guerre civile et un attentat vient de faire dix morts à Damas. Accueilli par le ministre syrien des Affaires étrangères, Emmanuel Macron devient le premier chef d État occidental à se rendre en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad fin 2024. L agence officielle syrienne parle d une étape historique pour le retour du pays sur la scène internationale. La France n avait plus envoyé de président depuis Nicolas Sarkozy en 2008 et 2009, avant la rupture liée à la répression du Printemps arabe.

L objectif affiché par l Élysée est clair promouvoir une Syrie libre et plurielle qui respecte toutes ses composantes. Emmanuel Macron est accompagné de grands patrons comme Rodolphe Saadé de CMA CGM et Patrick Pouyanné de TotalEnergies. La reconstruction du pays et la reprise des investissements sont au menu même si les entreprises françaises restent prudentes. Le président veut rencontrer les Syriens dans leur diversité politique et religieuse sans se cantonner aux palais protégés. Mais les massacres d alaouites en mars 2025 et les affrontements avec des druzes il y a un an rappellent que les tensions restent vives. Paris prévient que le nouveau pouvoir ne doit pas devenir exclusif et exige des garanties concrètes pour les minorités.

Les enjeux régionaux pèsent lourd sur cette visite. Israël cherche à maintenir une Syrie faible et fragmentée et voit d un mauvais œil l influence turque derrière le président al Chareh. La France s oppose aussi à toute intervention syrienne au Liban pour s occuper du Hezbollah pro iranien. Damas a assuré n avoir aucune intention d agir dans le pays voisin ce qui rassure Paris. Le chef de l État français doit d ailleurs se rendre mardi soir à Ankara pour le sommet de l Otan et s entretenir avec Recep Tayyip Erdogan. Pendant ce temps le président syrien rencontrera Donald Trump dans la capitale turque. La lutte contre les jihadistes français encore présents en Syrie reste un dossier majeur pour la France qui a subi des attentats orchestrés depuis ce pays en 2015.

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