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Fincantieri mise sur les fonds marins et rachète quatre pépites italiennes pour 600 millions d’euros

Le géant italien de la construction navale plonge dans l’univers des drones et de l’ingénierie sous-marine. Objectif devenir un champion mondial des…

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Fincantieri mise sur les fonds marins et rachète quatre pépites italiennes pour 600 millions d’euros

Le géant italien de la construction navale plonge dans l’univers des drones et de l’ingénierie sous-marine. Objectif devenir un champion mondial des technologies immergées, entre défense et civil.

Fincantieri ne se contente plus de construire des bateaux en surface. Lundi, le groupe a dévoilé un plan de rachat de quatre entreprises italiennes spécialisées dans les drones, les capteurs et les données sous-marines. Le montant total de l’opération atteint 600 millions d’euros. Son patron, Pierroberto Folgiero, parle d’une transformation historique. Avec cette offensive, Fincantieri veut créer un acteur international de premier plan capable de répondre aux besoins des armées comme des industriels.

La plus grosse acquisition s’appelle Next Geosolutions. Cette société fournit des relevés sous-marins pour construire des plateformes pétrolières ou des parcs d’énergies renouvelables. Son chiffre d’affaires atteint déjà 300 millions d’euros en 2025. Elle sera retirée de la Bourse de Milan. Les trois autres cibles sont des jeunes pousses Defcomm et Graal Tech fabriquent des drones marins et sous-marins, tandis que WSense conçoit des systèmes de communication et de surveillance sous l’eau. L’ensemble doit propulser la division sous-marine de Fincantieri vers de nouveaux sommets.

Le groupe justifie ce grand saut par la montée des tensions géopolitiques et des menaces hybrides. Protéger les infrastructures critiques comme les ports devient une priorité. Le marché mondial des solutions sous-marines est estimé à 155 milliards d’euros entre 2026 et 2030. Fincantieri voit là une opportunité de croissance colossale. Grâce à ces acquisitions, son chiffre d’affaires sous-marin va bondir de 667 millions d’euros en 2025 à 1,1 milliard en 2026, puis 1,8 milliard en 2030. Le bénéfice net attendu de cette division devrait augmenter de 40% dès l’an prochain. À la Bourse de Milan, l’action du groupe a grimpé de plus de 10% lundi. Une fois les opérations bouclées, la division comptera 1 500 salariés répartis entre l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Norvège et les Émirats arabes unis.

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