Faits Divers
« Ma femme est une cochonne » : une enseigne polémique retirée à Cannes


Une épicerie fine cannoise a dû enlever son affichage jugé provocant après une décision municipale. La polémique fait rage entre les gérants et les autorités locales.
L’épicerie fine située sur le boulevard du Perrier à Cannes a dû retirer son enseigne controversée mi-février 2025. Ouverte en janvier de la même année, la boutique avait opté pour un nom accrocheur, « Ma femme est une cochonne », accompagné d’une illustration représentant une truie au corps féminin, arborant un décolleté et tenant un saucisson ainsi qu’un hachoir. Si cette initiative a suscité des réactions mitigées parmi les riverains, elle a surtout attiré l’attention des autorités locales.
La mairie de Cannes a finalement ordonné le retrait de l’enseigne, invoquant un problème de procédure. Selon les services municipaux, les gérants n’avaient pas obtenu l’autorisation préalable nécessaire pour installer cet affichage. Malgré plusieurs relances et deux mises en demeure, les propriétaires ont tardé à réagir, risquant une amende de 243 euros par jour. Ce n’est que le 14 février que l’enseigne a été démontée, sous la pression administrative.
Les gérants, David Prince et son associé, défendent leur choix en le qualifiant de « bon coup de marketing ». Ils estiment que cette enseigne a permis de faire parler de leur commerce et de se démarquer dans un environnement concurrentiel. « Aujourd’hui, tout est aseptisé, on ne peut plus rien dire. Si des personnes doivent se sentir insultées, ce sont nos femmes… et ça les fait rire ! », a déclaré l’un des associés dans les colonnes de *Nice Matin*.
Malgré le retrait de l’enseigne extérieure, celle-ci reste visible à l’intérieur du magasin. Les deux entrepreneurs déplorent une décision qu’ils jugent excessive, tout en reconnaissant que leur affichage a suscité des réactions contrastées. Pour certains riverains, il s’agissait d’une initiative de « mauvais goût », mais efficace pour attirer l’attention. La mairie, quant à elle, maintient que le nom de l’épicerie n’était pas en cause, mais bien le non-respect des règles administratives.





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