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L’Ordre des médecins exige des mesures de protection après une agression au couteau

Un généraliste a été poignardé à six reprises dans son cabinet à Courbevoie. Face à une hausse spectaculaire des violences, l’Ordre des médecins réclame…

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L'Ordre des médecins exige des mesures de protection après une agression au couteau

Un généraliste a été poignardé à six reprises dans son cabinet à Courbevoie. Face à une hausse spectaculaire des violences, l’Ordre des médecins réclame des moyens concrets pour protéger les soignants.

Jeudi 25 juin, un médecin généraliste exerçait paisiblement dans son cabinet de Courbevoie quand un patient a sorti un couteau et l’a frappé à six reprises. C’est un autre patient qui est intervenu pour sauver le praticien. Depuis, un suspect a été placé en garde à vue pour tentative d’assassinat, et l’enquête suit son cours. Mais cette agression n’est pas un simple fait divers. Elle illustre une tendance qui inquiète toute la profession.

L’Ordre des médecins a immédiatement réagi par un communiqué publié ce lundi 29 juin. Il dénonce un métier qui devient chaque jour plus dangereux. « Notre métier, choisi et exercé avec engagement, est aujourd’hui davantage exposé aux violences », affirme-t-il. Le constat est implacable depuis 2021 les agressions contre les médecins ont bondi de 95%. Rien qu’en 2024, l’Observatoire de la sécurité des médecins a recensé près de 2 000 agressions. Des chiffres qui explosent et qui traduisent une colère ou une anxiété croissante chez certains patients.

Derrière ces statistiques, il y a des soignants qui hésitent à consulter seuls le soir, des cabinets qui installent des caméras ou des boutons d’alerte. L’Ordre des médecins appelle aujourd’hui à un renforcement des moyens de protection. Pas question d’en rester à la simple condamnation verbale. Il veut des mesures concrètes pour que les professionnels de santé puissent exercer sans craindre pour leur vie. Cette agression à Courbevoie est un signal d’alarme de plus. La question est désormais de savoir si les pouvoirs publics répondront présents.

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