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Trois rescapés du 7-Octobre attaquent Mélenchon en justice

Après les déclarations du leader insoumis sur les massacres de 2023, trois victimes françaises portent plainte pour apologie du terrorisme. Survivants du…

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Trois rescapés du 7-Octobre attaquent Mélenchon en justice

Après les déclarations du leader insoumis sur les massacres de 2023, trois victimes françaises portent plainte pour apologie du terrorisme. Survivants du festival Nova et policier rescapé, ils dénoncent une tentative de « transmutation » du crime en acte de résistance.

Jean-Luc Mélenchon est dans le viseur de la justice. Trois Français ayant vécu l’horreur du 7-Octobre viennent de déposer une plainte pour apologie du terrorisme contre le leader de La France insoumise. Leur avocat, Nathanaël Majster, a transmis le document à l’AFP ce lundi. Parmi eux se trouvent deux survivants du festival de techno Nova, l’épicentre du carnage qui a fait plus de 370 morts aux abords de Gaza. Le troisième est un policier qui n’était pas en service ce jour-là. Pris sous un barrage de tirs, il a riposté et a été blessé.

Les faits reprochés à Mélenchon remontent à une semaine. Lors d’un rassemblement de soutien à Anasse Kazib, militant d’extrême gauche convoqué pour avoir glorifié la « résistance palestinienne » le 7 octobre 2023, le triple candidat à la présidentielle s’est lancé dans une démonstration. Il a contesté l’inscription du délit d’apologie du terrorisme dans le droit pénal, décidée sous François Hollande. Selon lui, cette notion « peut faire croire qu’il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme ». Il a ajouté que la « question de la forme de la résistance » face à une occupation se discute, citant le droit international.

Pour les victimes et leur avocat, ces mots ne sont pas une simple nuance juridique. La plainte dénonce une « séquence » qui « vise à annuler le caractère criminel des actes commis le 7-Octobre pour leur donner la coloration de faits de résistance ». Selon Me Majster, il s’agit d’une « transmutation d’un crime en son contraire » et d’une tentative de « faire partager cette admiration » au plus grand nombre. Un procédé qui, à ses yeux, constitue bien le délit d’apologie du terrorisme. Dans un communiqué, il a martelé que « les violences terroristes ne sont jamais acceptables, quelles que soient les victimes ou les circonstances ». La France insoumise, contactée par l’AFP, n’avait pas encore réagi dans l’immédiat.

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