Monde
L’héritier Pahlavi sollicite l’appui américain contre Téhéran

L’appel du fils de l’ancien souverain iranien intervient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et la République islamique, alors que le président Trump a évoqué la possibilité d’un changement de régime.
Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran et figure de l’opposition en exil, a publiquement invité la Maison-Blanche à soutenir la population iranienne dans sa confrontation avec les autorités de Téhéran. Cette prise de parole, samedi, fait suite aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a laissé entendre qu’un renversement du pouvoir en place constituerait une issue favorable. L’héritier des Pahlavi s’est exprimé en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, où il a multiplié les interventions ces derniers jours.
Dans un message diffusé jeudi sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi avait déjà incité les Iraniens à manifester leur mécontentement depuis leur domicile lors des soirées des 14 et 15 février. Il entend ainsi raviver un mouvement de protestation d’ampleur, sévèrement réprimé au début du mois de janvier. Des rassemblements de soutien sont également prévus dans plusieurs métropoles occidentales, dont Toronto et Los Angeles.
La position américaine, marquée par une alternance de menaces militaires et d’ouvertures diplomatiques, semble se durcir. Donald Trump a confirmé le déploiement prochain d’un second porte-avions dans le golfe Persique, renforçant ainsi la présence navale américaine dans la région. Interrogé sur la perspective d’un changement de régime à Téhéran, le président a estimé que cela représenterait « la meilleure chose qui puisse arriver ».
L’appel de Reza Pahlavi s’inscrit dans cette dynamique. « Le peuple iranien a foi en vous. Aidez-le », a-t-il lancé, ajoutant que la demande exprimée par ses compatriotes n’était pas une réforme du système, mais son enterrement. Cette posture ne fait toutefois pas l’unanimité au sein d’une opposition iranienne dispersée et divisée.
En parallèle, les canaux diplomatiques restent actifs. Une nouvelle session de discussions entre Américains et Iraniens serait prévue mardi à Genève, selon des informations non confirmées officiellement. Les pourparlers, qui ont repris début février à Oman, portent principalement sur le dossier nucléaire. Washington, soutenu par Israël, exige également que Téhéran limite son programme de missiles et cesse son soutien à des groupes armés régionaux.
La communauté internationale observe par ailleurs avec inquiétude la situation des droits humains en Iran. Le Canada a annoncé ce samedi des sanctions contre sept ressortissants iraniens accusés d’être impliqués dans des actes de répression. Selon des organisations de défense des droits, la réponse des autorités aux manifestations aurait fait plusieurs milliers de morts et conduit à des dizaines de milliers d’arrestations. Téhéran conteste ces chiffres et affirme que la majorité des victimes étaient des membres des forces de sécurité ou des civils pris pour cible par des éléments qu’il qualifie de terroristes.

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