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L’hélicoptère nouvelle génération de la gendarmerie dévoile ses armes secrètes

Le H145 D3, dernier-né de la flotte aérienne, a survolé les Champs-Élysées pour le 14-Juillet. Cet engin high-tech doit révolutionner la surveillance et…

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L'hélicoptère nouvelle génération de la gendarmerie dévoile ses armes secrètes

Le H145 D3, dernier-né de la flotte aérienne, a survolé les Champs-Élysées pour le 14-Juillet. Cet engin high-tech doit révolutionner la surveillance et la lutte contre l’immigration clandestine.

Mardi, sous un ciel laiteux, quatre hélicoptères bleus de la gendarmerie ont dessiné une formation diamant au-dessus de la tribune présidentielle. En tête, un appareil au nez bombé, reconnaissable entre tous. C’est le H145 D3, livré en janvier à Lille, et qui effectuait sa première grande apparition publique. « La France nous regarde », a lancé le lieutenant-colonel Jérôme Clauzade à son équipage, avant le décollage depuis la base de Villacoublay. Un moment de fierté pour la force aérienne Nord, qui pilote ce bijou de technologie depuis cinq mois.

Ce qui change concrètement avec ce nouvel hélicoptère ? Tout. Plus de puissance, plus de capacité d’emport, une caméra ultra-performante et un radar météo qui permet de voler même par mauvais temps. « C’est ce que l’on fait de mieux », assure le général Éric Espinal, commandant des forces aériennes de la gendarmerie. Jusqu’ici, certains appareils en service avaient près de quarante ans. Le H145 D3 marque le début du renouveau de la flotte. Il peut mener des missions de nuit avec des équipements embarqués qui étaient jusqu’alors impossibles à combiner. Pour les gendarmes, c’est un bond en avant dans la discrétion et l’efficacité, notamment pour les enquêtes judiciaires.

Mais cet hélicoptère a une mission prioritaire : lutter contre l’immigration clandestine dans les Hauts-de-France. Il sert de poste d’observation volant pour guider les unités au sol, avec un phare et des haut-parleurs. Il aide aussi à traquer les passeurs. « Nous apportons toutes les preuves pour démanteler les réseaux, sous l’autorité des magistrats », insiste le général. Deux de ces appareils ont déjà été financés par le fonds Sandhurst, un accord franco-britannique signé en 2018 pour freiner les traversées de la Manche. Quatre autres doivent arriver d’ici 2028, et l’objectif affiché est de 22 hélicoptères supplémentaires dans les années à venir. En 2025, au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer, et plus de 41 000 personnes ont rejoint le Royaume-Uni clandestinement sur des petites embarcations, un record depuis le début de ces traversées en 2018.

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