Société
L’extrême droite française sème le trouble dans les marches progressistes
Des collectifs identitaires multiplient les provocations lors des manifestations féministes et LGBT+, détournant l’attention des revendications sociales.
En France, des groupes d’extrême droite adoptent une nouvelle tactique : infiltrer les cortèges traditionnellement associés à la gauche. Sous des bannières comme Némésis ou Eros, ces mouvements perturbent les rassemblements pour les droits des femmes ou des minorités sexuelles, provoquant des tensions médiatisées.
Leur approche repose sur une stratégie bien rodée. Plutôt que d’organiser leurs propres événements, ces collectifs préfèrent s’inviter dans des manifestations emblématiques, où leurs interventions suscitent immanquablement des réactions. Le but ? Créer le buzz tout en brouillant le message des organisateurs. Des spécialistes y voient une forme d' »agit-prop » moderne, où l’objectif n’est pas de rassembler des foules, mais de capter l’attention des médias.
Ces manœuvres s’inscrivent dans un contexte plus large de mutation des mouvements d’ultradroite. Après les dissolutions de structures comme Génération identitaire, les activistes ont opté pour des formes d’action plus éclatées et moins risquées juridiquement. En se présentant comme des « féministes patriotes » ou des « LGBT nationaux », ils tentent de récupérer des causes progressistes pour mieux les dévoyer.
Les réactions ne se font pas attendre. Associations et syndicats dénoncent ces intrusions comme des tentatives de sabotage. Une tribune récente accuse l’extrême droite de vouloir « annihiler de l’intérieur » des espaces qu’elle a toujours combattus. Pourtant, malgré leur faible nombre, ces groupes parviennent à polariser le débat, parfois au détriment des revendications initiales des marches.
Certains leaders de ces collectifs justifient leur présence en se posant en victimes d’un « féminisme de gauche » qui les exclurait. Un discours habile, mais qui masque mal une volonté de récupération politique. Pour les observateurs, il s’agit d’une rhétorique classique de retournement, visant à présenter les militants progressistes comme les véritables oppresseurs.
Si leur influence réelle reste marginale, l’impact médiatique de ces opérations pose question. En attirant les projecteurs sur des altercations spectaculaires, ces petits groupes risquent d’occulter les enjeux sociaux portés par les grandes manifestations. Une stratégie qui, à force de répétition, pourrait finir par modifier la perception publique de ces luttes.
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