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L’Est de la France, théâtre de manœuvres interarmes d’envergure

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Un déploiement massif d’hélicoptères, de drones et d’engins blindés mobilise jusqu’à 12 500 soldats dans l’est du pays pour la phase finale d’Orion 26, un exercice conçu pour préparer l’armée française et ses alliés de l’Otan aux conflits de haute intensité.

Sur la base du 61e régiment d’artillerie, près de Chaumont, une escadrille d’hélicoptères Caïman, Tigre et Gazelle a décollé jeudi sous un ciel dégagé. Dix appareils français et espagnols ont mené une mission de reconnaissance et de destruction de cibles au sol, guidés par des drones, avant de regagner leur base. La veille, un convoi terrestre avait évolué dans une zone boisée et lacustre où l’ennemi fictif avait neutralisé les passages. Des plongeurs du génie français et belge, équipés de tenues noires, ont exploré le secteur en silence durant près de neuf heures, de nuit.

Leur travail a permis le déploiement rapide de deux engins de franchissement de l’avant, des véhicules amphibies imposants, pour faire traverser un lac à des blindés lourds et légers, dont des chars Leopard italiens et des Griffon. Plus loin, un système de pose rapide de travures a jeté un pont sur une zone sèche, permettant au convoi de poursuivre sa route.

L’exercice Orion 26, dont les opérations ont débuté en février au large des côtes françaises, repose sur un scénario fictif. Un pays allié, Arnland, est confronté à des milices soutenues par un État hostile, Mercure. La coalition Orion, dirigée par la France et intégrée au commandement de l’Otan, mène une contre-offensive pour repousser l’ennemi. Conçu avant l’invasion russe de l’Ukraine, cet entraînement s’inscrit dans le contexte du retour des affrontements de haute intensité en Europe.

Un haut gradé de l’armée française a souligné que l’exercice visait à se préparer face à des États puissants et menaçants, citant la Russie. Orion 26, probablement le plus grand déploiement militaire français depuis la fin de la guerre froide, envoie un message clair aux observateurs potentiels. Un commandant de brigade aérocombat a insisté sur la richesse de cet environnement d’entraînement, rarement accessible, et sur l’importance de la lutte anti-drone.

Un capitaine du génie a rappelé que, malgré la technologie déployée, les obstacles naturels comme les montagnes et les rivières demeurent des défis majeurs. Seul un entraînement en conditions réelles permet de les surmonter. Orion 26 s’achèvera le 30 avril par un assaut final et des tirs réels dans les camps de Mourmelon et de Suippes.

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