Politique
Tunisie : un appel à la liberté de la presse derrière les barreaux
Plusieurs dizaines de personnes se sont réunies vendredi dans la capitale tunisienne pour réclamer la libération du chroniqueur franco-tunisien Mourad Zeghidi, incarcéré depuis 2024. Un mouvement de soutien qui intervient alors que son procès en appel doit s’ouvrir mardi prochain.
À l’appel du Syndicat des journalistes tunisiens, des manifestants se sont rassemblés devant son siège à Tunis, brandissant des pancartes réclamant une presse libre et indépendante. Parmi les slogans, on pouvait entendre des appels à la libération de Mourad Zeghidi et de son confrère Borhen Bsaies, tous deux condamnés en première instance à trois ans et demi de prison pour des chefs de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale. Le président du SNJT, Zied Dabbar, a dénoncé une situation où le journalisme est mis en péril, évoquant également le risque de dissolution d’une association éditrice du site d’information Inkyfada, dont l’audience judiciaire est prévue le 11 mai. Selon lui, ce média dérange et les autorités chercheraient à le faire taire.
La figure de la gauche tunisienne Hamma Hammami, ancien prisonnier politique sous le régime de Ben Ali, a estimé que l’objectif poursuivi est d’anéantir la vie politique et civique pour instaurer un régime autoritaire. Il a dénoncé un climat de répression qui touche journalistes, syndicalistes et militants des droits humains. Les deux hommes avaient été placés en détention en mai 2024 après des propos jugés critiques envers le président Kais Saied, tenus à la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux. Condamnés à un an de prison en vertu d’un décret-loi visant à lutter contre les fausses informations, leur peine avait été réduite à huit mois en appel. Ils auraient dû être libérés en janvier 2025, mais de nouvelles poursuites pour blanchiment d’argent et évasion fiscale ont prolongé leur incarcération, des accusations qu’ils contestent en invoquant des déclarations fiscales incomplètes. De nombreuses organisations nationales et internationales dénoncent depuis plusieurs années une dégradation des droits et libertés en Tunisie, amorcée après la concentration des pouvoirs par le président Saied en juillet 2021.
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