Planète
Un puissant séisme de magnitude 7,7 ébranle le nord du Japon, ravivant les inquiétudes d’une secousse majeure à venir

L’alerte au tsunami, déclenchée après une violente secousse sous-marine au large de la préfecture d’Iwate, a été levée en soirée. Les autorités mettent en garde contre un risque accru de répliques puissantes dans les prochains jours.
L’archipel nippon a été secoué lundi par une forte secousse sismique d’une magnitude estimée à 7,7, dont l’épicentre se situait dans les eaux du Pacifique, au large de la côte nord de la préfecture d’Iwate. L’Agence météorologique japonaise (JMA) a immédiatement diffusé une alerte au tsunami, anticipant des vagues pouvant atteindre trois mètres. Cette alerte a été progressivement réduite puis levée en début de nuit, laissant place à des consignes de prudence sur le littoral nord-est.
La secousse, survenue à 16h53 heure locale, a été ressentie avec une intensité notable jusque dans la région de Tokyo, où de grands immeubles ont tremblé pendant plus d’une minute. Environ quarante minutes après l’événement, une première vague de tsunami de 70 centimètres a été enregistrée dans le port de Kuji, suivie d’une seconde de 80 centimètres, sans toutefois provoquer de dégâts majeurs.
Le porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara, a indiqué qu’aucun blessé grave ni destruction importante n’avait été signalé dans l’immédiat. Cependant, la JMA a immédiatement mis en garde contre un risque accru de répliques, jugeant la probabilité d’un nouveau séisme majeur de magnitude égale ou supérieure à 8,0 plus élevée qu’à l’ordinaire. L’agence a appelé la population à rester vigilante, en particulier dans les deux à trois jours suivant la secousse, une période jugée critique pour d’éventuelles répliques.
Les autorités ont exhorté les habitants des zones côtières à évacuer sans délai vers des points hauts ou des bâtiments sécurisés, et à ne regagner leur domicile qu’après la levée officielle des alertes. Une cellule de gestion de crise a été activée au bureau de la Première ministre Sanae Takaichi.
Cet événement sismique ravive le souvenir du séisme dévastateur de mars 2011, de magnitude 9,0, qui avait provoqué un tsunami meurtrier responsable de près de 18 500 morts ou disparus. Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques majeures et sur la ceinture de feu du Pacifique, enregistre chaque année environ 1 500 secousses. Les autorités estiment qu’un méga-séisme dans la fosse de Nankai, une zone de subduction de 800 kilomètres, pourrait causer jusqu’à 298 000 victimes et des dégâts colossaux.
En 2024, la JMA avait pour la première fois activé un niveau d’alerte inédit concernant un possible méga-séisme, provoquant des achats de panique et des annulations de réservations. Un nouvel avis similaire avait été émis en décembre 2025 après une secousse de magnitude 7,5, qui avait fait plus de quarante blessés sans dégât significatif. Le 1er janvier 2024, un séisme de magnitude 7,5 dans la péninsule de Noto avait causé la mort de près de 470 personnes.

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