Société
YouTube renforce son arsenal contre les deepfakes à Hollywood
La plateforme vidéo de Google étend gratuitement aux acteurs et musiciens un outil de détection des contenus générés par intelligence artificielle usurpant leur identité.
YouTube a annoncé l’élargissement de son système de protection de l’image, jusqu’ici réservé aux personnalités politiques et aux journalistes. Désormais, les célébrités hollywoodiennes, qu’elles possèdent ou non une chaîne sur la plateforme, peuvent utiliser cet outil pour traquer les vidéos où leur visage a été modifié ou recréé par des technologies d’intelligence artificielle. L’accès se fait par l’intermédiaire de leurs agences de talents ou de leurs sociétés de management.
Ce dispositif permet de localiser les contenus frauduleux, notamment les deepfakes, et d’en réclamer le retrait. Il répond à une préoccupation croissante dans l’industrie du divertissement, où les progrès rapides de l’IA générative exposent les artistes à des usurpations d’identité toujours plus réalistes. Alon Yamin, dirigeant de Copyleaks, une société spécialisée dans la détection de contenus artificiels, souligne que cette initiative marque une évolution significative dans la manière dont les grandes plateformes abordent la protection de l’identité numérique.
La prolifération de vidéos hyperréalistes mettant en scène des célébrités décédées ou vivantes, créées avec des applications accessibles au grand public, a accentué l’urgence de ces mesures. Des clips montrant des acteurs de renom dans des situations fictives, générés à partir de simples descriptions textuelles, ont circulé largement, suscitant l’inquiétude des professionnels du secteur. Certaines de ces productions ont été réalisées avec des outils appartenant à des groupes technologiques chinois, ce qui a provoqué des appels à une régulation plus stricte de la part des représentants de l’industrie cinématographique américaine.
YouTube affirme travailler en étroite collaboration avec les principales agences artistiques pour affiner la détection des images problématiques. Jason Newman, dirigeant d’une société de management, salue cette initiative, estimant que la plateforme permet aux artistes de préserver ce qui constitue l’essence même de leur identité professionnelle. Le développement de cet outil fait suite à de nombreuses plaintes concernant la complexité des procédures de signalement des deepfakes sur la plateforme.
Les experts rappellent que ces technologies de duplication peuvent servir à diffuser de fausses informations, à manipuler l’opinion ou à nuire à des réputations. La mise en place de systèmes de détection performants, régulièrement mis à jour et associés à des protocoles de retrait efficaces, apparaît comme une nécessité pour limiter la propagation de ces contenus trompeurs. Si elle ne peut les éradiquer complètement, cette approche vise à réduire leur impact en rendant leur circulation plus difficile à dissimuler.
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