Économie
Les géants chinois de l’électrique brillent au salon automobile de Pékin
Des centaines de modèles électriques dernier cri, bardés d’intelligence artificielle et de technologies de conduite autonome, captivent les visiteurs du plus grand salon automobile du monde, ouvert ce vendredi dans la capitale chinoise.
Le centre international des expositions de Pékin accueille jusqu’au 3 mai plus de 1 400 véhicules présentés par des centaines de constructeurs étrangers et locaux, sur une surface équivalant à plus de cinquante terrains de football. Les marques chinoises, portées par BYD, Xiaomi et Xpeng, y occupent une place prépondérante, rivalisant d’innovations pour séduire une clientèle en quête de confort et de haute technologie. Les managers, debout devant d’immenses écrans, multiplient les discours pour convaincre les acheteurs sur un marché devenu impitoyable.
Longtemps dominé par les géants occidentaux comme Volkswagen, Toyota et BMW, le marché chinois a basculé au profit des constructeurs nationaux, plus agiles dans la transition vers l’électrique et proposant des modèles moins coûteux. Ces entreprises intègrent désormais en masse des logiciels d’intelligence artificielle et des systèmes de conduite autonome dans leurs véhicules, comme en témoigne le lancement du GX, un imposant SUV six places signé Xpeng, équipé d’IA et destiné au segment du luxe. Son PDG, He Xiaopeng, a promis que des humanoïdes suivraient dès cette année, puis des voitures volantes que la firme espère produire à grande échelle l’année prochaine.
Face à cette montée en gamme, les constructeurs étrangers multiplient les partenariats avec des entreprises chinoises pour ne pas décrocher. BMW s’est associé au géant des batteries CATL, Audi utilise les systèmes d’aide à la conduite de Huawei, et Volkswagen développe des véhicules électriques avec Xpeng. Brian Gu, président de Xpeng, a souligné que les firmes misent aujourd’hui sur leurs atouts respectifs pour collaborer avec la Chine, une tendance appelée à s’amplifier.
L’espace d’exposition met en avant les spacieux SUV, segment en pleine croissance pour des clients chinois recherchant habitabilité et confort. La Chine est devenue un marché axé sur la fidélisation et la montée en gamme, note l’analyste indépendant Lei Xing. Les constructeurs chinois ont conquis le marché intérieur grâce à des offres de reprise avantageuses, mais cette guerre des prix a poussé le gouvernement à renforcer le contrôle tarifaire et à réguler la concurrence à long terme.
Malgré cela, de nouvelles marques de véhicules électriques continuent d’émerger en Chine, au moins huit ayant été recensées ces deux dernières années. Les constructeurs profitent aussi de la flambée des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, qui rend les modèles essence moins attractifs. Les entreprises travaillent par ailleurs à améliorer l’autonomie des batteries. Lei Jun, patron de Xiaomi, a récemment parcouru 1 300 kilomètres entre Pékin et Shanghai au volant de sa berline électrique SU7 Pro, affirmant n’avoir rechargé qu’une seule fois en quinze heures de trajet.
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