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Économie

_**Le projet d’avion de combat européen Scaf n’est pas enterré, affirme Emmanuel Macron**_

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À l’issue d’un entretien avec le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français a assuré que le programme Scaf restait d’actualité et a confié aux ministères de la Défense des deux pays la mission d’explorer plusieurs pistes de coopération.

Interrogé sur l’avenir du système de combat aérien du futur, Emmanuel Macron a fermement démenti son abandon. « Non, pas du tout », a-t-il répondu à une journaliste qui s’inquiétait d’une possible disparition du projet, à l’occasion d’un sommet européen informel à Chypre. Le chef de l’État a précisé que les discussions avec Friedrich Merz avaient été fructueuses et que les deux gouvernements avaient donné pour instruction à leurs ministères respectifs de la Défense d’avancer sur plusieurs axes, au-delà du seul avion de combat. « Nous avons donné mandat pour les semaines à venir », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d’une Europe plus unie, plus indépendante et plus souveraine.

Initié en 2017 par la France et l’Allemagne, rejointes par l’Espagne deux ans plus tard, le Scaf ne se limite pas à un avion de nouvelle génération. Il intègre également des drones connectés via un système de communication numérique baptisé « cloud de combat ». Pourtant, le projet patine en raison de divergences persistantes entre les industriels, Dassault Aviation pour la France et Airbus pour l’Allemagne et l’Espagne. Considéré comme un emblème de la coopération de défense franco-allemande, il incarne la volonté des deux puissances européennes de faire front commun face à une Russie hostile et à un engagement américain jugé de plus en plus incertain sur le Vieux Continent.

Friedrich Merz s’était déjà déclaré déterminé à sauver le programme fin mars, tandis que le président français n’a jamais varié sur ce point. De son côté, la ministre française des Armées, Catherine Vautrin, a indiqué mardi que les médiateurs franco-allemands chargés de relancer le dossier avaient sollicité un délai supplémentaire de dix jours, jusqu’au 28 avril, pour remettre leurs conclusions.

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