Planète
Le G7 Environnement évite l’écueil du climat pour préserver l’unité
La France a salué les avancées du sommet des ministres de l’Environnement à Paris, où sept textes ont été adoptés sans aborder frontalement la question climatique, un sujet trop clivant en raison des positions américaines.
La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a qualifié d’exceptionnels les résultats de cette réunion du Groupe des sept nations industrialisées. Six déclarations communes ont été approuvées sur des thèmes tels que la sécurité environnementale, la biodiversité, les océans, l’eau, la santé environnementale, le secteur immobilier et la gestion des catastrophes naturelles. Un septième document a synthétisé l’ensemble de ces engagements.
L’objectif affiché était de maintenir la cohésion du G7, une instance que la France souhaite préserver comme un espace de dialogue au-delà des changements politiques. Les discussions se sont donc concentrées sur des sujets capables de rassembler tous les participants. La ministre a reconnu sans ambages que le climat, abordé de manière directe, ne figurait pas parmi ces sujets consensuels.
Le retour de Donald Trump à la présidence américaine au début de l’année 2025 a entraîné un recul significatif des États-Unis en matière de protection climatique. Le retrait de l’Accord de Paris et le démantèlement de nombreuses normes environnementales ont marqué ce virage. Lors du sommet, Washington était représenté par Usha-Maria Turner, une haute fonctionnaire de l’Agence américaine de protection de l’environnement, sans que la délégation américaine exerce de pressions directes sur les négociations.
Le ministre japonais de l’Environnement, Hirotaka Ishihara, a indiqué n’avoir ressenti aucune pression de la part des représentants américains, soulignant au contraire leur présence active et engagée dans les échanges. De son côté, Monique Barbut a expliqué qu’aborder le climat de front aurait risqué de faire quitter la table à certains partenaires.
La ministre canadienne de l’Environnement a nuancé ce constat en rappelant que les sujets traités, comme la protection de la nature ou des océans, sont intrinsèquement liés aux enjeux climatiques. La question de la sortie des énergies fossiles, autre sujet sensible, a été délibérément laissée de côté, alors qu’elle devait être débattue lors d’une réunion internationale ultérieure en Colombie.
Parmi les textes adoptés, une alliance pour le financement de la nature et des peuples a été créée en faveur de la biodiversité. Une première mise en œuvre de ce partenariat public-privé est attendue d’ici le sommet du G7 d’Évian en juin. Ce fonds, doté d’environ 600 millions d’euros pour 22 pays africains, sera alimenté à hauteur de 400 millions par des fondations philanthropiques, dont une part importante provient de l’héritier du géant américain de la distribution Walmart. Le ministre arménien de l’Environnement a justifié cet appel aux financements privés en rappelant que l’oxygène que nous respirons n’appartient à aucun gouvernement ni infrastructure publique, mais à tous.
-
SociétéEn Ligne 4 joursUn ancien conseiller municipal rend son matériel informatique… parfumé au fromage corse
-
Faits DiversEn Ligne 6 joursUn vol EasyJet contraint de délester cinq passagers avant le décollage
-
NewsEn Ligne 6 joursLa comédienne Nathalie Baye s’est éteinte à Paris
-
MondeEn Ligne 5 joursUn sous-officier du génie parachutiste tué au Liban
-
PlanèteEn Ligne 6 joursLa Guadeloupe et la Martinique se préparent à une invasion massive de sargasses
-
PolitiqueEn Ligne 5 joursLe portrait-robot du chef d’État idéal selon les Français
-
NewsEn Ligne 4 joursUne dernière adieu pour Nathalie Baye
-
NewsEn Ligne 5 joursUn descendant d’armateurs négriers présente publiquement ses excuses, une première en France