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Négociations de paix au Pakistan : l’Iran et les États-Unis évitent une rencontre directe

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Les émissaires américains sont arrivés samedi à Islamabad pour des discussions sur le conflit régional, mais aucune réunion en face à face avec la délégation iranienne n’est prévue pour l’instant.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a entamé des entretiens avec les hauts responsables pakistanais, incluant le chef de l’armée, le général Asim Munir. Cependant, le porte-parole de la diplomatie iranienne a précisé que les positions de Téhéran seraient transmises à Washington par l’intermédiaire des médiateurs pakistanais, excluant toute rencontre bilatérale. La Maison Blanche avait pourtant indiqué que les envoyés de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendraient au Pakistan pour des pourparlers avec les représentants iraniens, à la demande de Téhéran. Le vice-président JD Vance, qui avait conduit la précédente délégation américaine, pourrait les rejoindre en fonction de l’évolution des discussions.

Sur le plan militaire, le conflit déclenché fin février entre les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban, et perturbé l’économie mondiale. Le cessez-le-feu sur le front libanais, prolongé de trois semaines, reste fragile. Le ministère libanais de la Santé a rapporté la mort de six personnes dans des frappes israéliennes dans le sud du pays. L’armée israélienne a affirmé avoir tué six membres du Hezbollah après que le mouvement pro-iranien eut abattu un de ses drones. Le Premier ministre israélien a accusé le Hezbollah de chercher à saboter le processus de paix, tandis que le mouvement chiite a appelé le Liban à se retirer des négociations directes avec Israël.

Par ailleurs, l’aéroport international de Téhéran a rouvert samedi, avec des vols vers Médine, Mascate et Istanbul. L’Iran a également procédé à l’exécution d’un homme condamné pour coopération avec Israël. Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, essentiel pour le transport du pétrole et du gaz, reste interrompu en raison d’un double blocus. Les marchés pétroliers ont accueilli avec prudence la perspective de nouvelles négociations, le baril de Brent clôturant à 105,33 dollars.

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