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Les exploits oubliés des Français à Roland-Garros : ces victoires qui ont marqué l’histoire

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De Christophe Roger-Vasselin terrassant Jimmy Connors à Virginie Razzano faisant plier Serena Williams, retour sur les performances les plus mémorables des joueurs tricolores sur la terre battue parisienne.

Si la France attend toujours un héritier de Yannick Noah, dernier vainqueur masculin en 1983, et une première championne depuis Mary Pierce en 2000, le public de la Porte d’Auteuil a pourtant vibré à maintes reprises pour ses représentants. Depuis quatre décennies, plusieurs talents hexagonaux ont offert des moments d’anthologie en renversant des géants du tennis mondial. Le plus ancien de ces exploits reste celui de Christophe Roger-Vasselin, alors classé 139e, qui avait éliminé le numéro un mondial Jimmy Connors en quarts de finale en 1983. Ce jour-là, quelques jours avant le sacre de Noah, le Français avait dominé l’Américain en trois manches (6-4, 6-4, 7-6). « Je croyais rêver. Moi sur le Central en train de battre Connors ! », s’était exclamé Roger-Vasselin, finalement balayé en demi-finales.

Olivier Mutis reste quant à lui le seul joueur français à avoir vaincu Rafael Nadal sur terre battue, mais c’est surtout sa victoire contre Andy Roddick en 2004 qui impressionne. Alors 71e mondial, il avait eu raison du numéro deux mondial après cinq sets acharnés (3-6, 6-3, 6-7, 6-3, 6-2). La même année, Jérôme Haehnel, 271e et issu des qualifications, avait créé la surprise en éliminant Andre Agassi, vainqueur en 1999, au premier tour (6-4, 7-6, 6-3). En 1987, Éric Winogradsky, jeune homme de 21 ans classé 152e, avait fait sensation en sortant Stefan Edberg, troisième joueur mondial, en trois sets (7-6, 7-6, 7-5). Rodolphe Gilbert, gaucher classé 92e, avait pour sa part dominé Boris Becker, quatrième mondial, au deuxième tour en 1993, le jour même où l’Olympique de Marseille remportait la Ligue des champions. Nicolas Coutelot, 208e et grand amateur de terre battue, avait également marqué les esprits en 2003 en venant à bout de l’Argentin David Nalbandian, huitième mondial, après cinq manches disputées.

Du côté féminin, l’émotion avait atteint son paroxysme le 29 mai 2012 lorsque Virginie Razzano, 111e mondiale et marquée par la disparition de son compagnon et entraîneur, avait fait plier Serena Williams, cinquième joueuse mondiale, au terme d’un combat de trois heures (4-6, 7-6, 6-3). Deux ans plus tard, Kristina Mladenovic, alors 103e, avait éliminé Na Li, numéro deux mondiale et récente vainqueure de l’Open d’Australie, dès le premier tour (7-5, 3-6, 6-1). En 2022, la jeune Diane Parry, 19 ans et 97e mondiale, avait fait sensation en battant la tenante du titre Barbora Krejcikova (1-6, 6-2, 6-3) sous le toit fermé du court Philippe-Chatrier. L’année suivante, Varvara Gracheva, naturalisée française, avait offert une nouvelle surprise en dominant la Grecque Maria Sakkari, septième mondiale, au premier tour (3-6, 6-4, 6-3).

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