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Économie

Les marchés financiers sous tension : la flambée des taux d’emprunt d’État inquiète les investisseurs

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Les craintes d’une inflation persistante, alimentées par le blocage du détroit d’Ormuz et la hausse des prix du pétrole, pèsent lourdement sur les dettes souveraines et les Bourses mondiales.

La pression ne faiblit pas sur le marché obligataire. Les taux d’intérêt des dettes publiques ont de nouveau augmenté lundi, après une nette hausse vendredi, reflétant l’inquiétude croissante des investisseurs face à un possible retour durable de l’inflation. Cette nervosité est renforcée par l’absence de solution au blocage du détroit d’Ormuz, qui continue de soutenir les cours du pétrole. En Europe, le rendement de l’obligation allemande à dix ans, référence pour la zone euro, s’établissait à 3,19 %, contre 3,16 % en clôture vendredi et 3,04 % jeudi. Son homologue français progressait légèrement à 3,84 %, tandis que le taux italien frôlait les 4 %, à 3,97 %. En Asie, le Japon a enregistré un record historique pour son emprunt d’État à trente ans, qui a franchi la barre des 4 %.

La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping n’a pas apporté d’avancée significative sur le plan commercial, se limitant à une simple prolongation de la trêve. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial, reste inaccessible en raison de l’impasse entre Téhéran et Washington. Cette situation maintient une pression haussière sur les prix du brut. Vers 07h30 GMT, le baril de WTI américain gagnait 1,87 % à 107,39 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord progressait de 1,48 % à 110,88 dollars. Cette flambée du pétrole commence à se répercuter sur les prix dans les principales économies, où les indicateurs récents confirment une accélération de l’inflation, de l’Asie à l’Amérique du Nord en passant par l’Europe.

Cette hausse des prix nourrit les anticipations d’un durcissement monétaire de la part des grandes banques centrales, ce qui renforce les perspectives de nouvelles hausses des taux. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a tenté de rassurer en marge de la réunion des ministres des Finances du G7, affirmant que l’institution restait vigilante. Joachim Nagel, président de la Bundesbank, a pour sa part estimé que la BCE disposait des moyens nécessaires pour apaiser les marchés et créer une dynamique positive. Mais ces déclarations n’ont pas suffi à calmer les investisseurs, d’autant que Donald Trump a proféré de nouvelles menaces contre l’Iran, tandis qu’un drone s’est écrasé près d’un site nucléaire aux Émirats arabes unis ce week-end.

Dans ce climat d’incertitude, les Bourses européennes ont ouvert la semaine dans le rouge. Paris cédait 0,94 %, Francfort 0,26 %, Milan 1,85 %, tandis que Londres restait quasi stable. À Tokyo, l’indice Nikkei a perdu 1,42 %. Seule l’attente des résultats trimestriels de Nvidia, première capitalisation mondiale, prévus mercredi, pourrait susciter un regain d’intérêt. Sur le marché des changes, le dollar, monnaie de référence pour le pétrole et valeur refuge depuis le début des tensions au Moyen-Orient, restait stable, perdant 0,10 % face à l’euro à 1,1638 dollar pour un euro.

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