Monde
L’Équateur rejette massivement le retour des forces militaires étrangères

Les citoyens équatoriens ont clairement exprimé leur opposition à l’implantation de bases militaires étrangères et à une révision constitutionnelle, infligeant un revers politique au président Daniel Noboa.
Les premiers résultats du référendum organisé ce dimanche révèlent un net rejet de deux propositions majeures défendues par le gouvernement. Près de 61% des votants se sont prononcés contre la levée de l’interdiction des bases militaires étrangères, tandis que 62% ont refusé la convocation d’une assemblée constituante. Ce double refus constitue un échec significatif pour l’exécutif, qui avait fait de ces questions des priorités nationales.
Le président Daniel Noboa a immédiatement réagi en affirmant respecter la décision populaire. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a réaffirmé que son engagement envers le pays demeurait inchangé, tout en reconnaissant la défaite de son camp. Ce résultat bloque notamment tout retour possible des forces américaines sur l’ancienne base de Manta, précédemment utilisée pour des opérations de lutte antidrogue.
Ce scrutin intervient dans un contexte régional marqué par des tensions géopolitiques croissantes, avec un déploiement militaire américain renforcé dans les Caraïbes et le Pacifique. L’administration Noboa espérait obtenir en contrepartie un soutien accru de Washington pour combattre les organisations criminelles qui prolifèrent dans le pays, plaque tournante du trafic de cocaine vers les marchés internationaux.
La consultation populaire s’est déroulée dans un climat de violence extrême, le pays enregistrant actuellement le taux d’homicides le plus élevé d’Amérique latine. Le gouvernement justifiait sa proposition de révision constitutionnelle par la nécessité de renforcer l’arsenal juridique face à la criminalité, estimant la charte fondamentale actuelle trop permissive.
Outre les questions militaires et constitutionnelles, les électeurs devaient également se prononcer sur la fin du financement public des partis politiques et la réduction du nombre de parlementaires. Peu avant l’ouverture des bureaux de vote, les autorités avaient annoncé l’arrestation en Espagne d’un important chef narcotrafiquant, dans un contexte où la lutte contre le crime organisé domine le débat public.
Cette consultation obligatoire a mobilisé près de quatorze millions d’électeurs, dans un pays où la population exprime une défiance croissante envers les institutions. Les observateurs notent que le rejet des bases étrangères reflète une méfiance historique envers les interventions extérieures, tandis que le maintien de la Constitution actuelle semble traduire une préférence pour les réformes progressives plutôt qu’une refonte complète du cadre institutionnel.

PolitiqueEn Ligne 4 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 6 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
SociétéEn Ligne 5 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 6 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 5 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 5 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 2 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles

















Kali Lowe
17 novembre 2025 at 7 h 14 min
Your blog is a testament to your dedication to your craft. Your commitment to excellence is evident in every aspect of your writing. Thank you for being such a positive influence in the online community.