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Le « reste à vivre » bientôt clé pour débloquer les crédits immobiliers

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Un texte porté par un député Renaissance propose de remplacer l’actuel taux d’endettement de 35 % par une analyse du reste à vivre, ce qui pourrait permettre d’accorder 10 à 15 % de prêts supplémentaires aux ménages.

Face à la contraction du nombre de crédits accordés aux ménages, un élu de la majorité présidentielle, Lionel Causse, a déposé une proposition de loi visant à assouplir les règles en vigueur. Le texte prévoit d’abandonner le plafond d’endettement de 35 % comme seul critère d’octroi des prêts immobiliers, pour lui substituer la notion de reste à vivre, c’est-à-dire la somme disponible chaque mois après le paiement des charges fixes. Cette réforme répond à un constat partagé par de nombreux professionnels : la règle actuelle, imposée il y a cinq ans par le Haut Conseil de stabilité financière, ne tient pas compte de la situation financière réelle des emprunteurs. En effet, sous ce système, un dossier est automatiquement refusé dès lors que la mensualité dépasse 35 % des revenus, même si le demandeur dispose d’un reste à vivre confortable. Des dérogations existent pour certains primo-accédants, mais elles restent limitées. Selon les estimations du député, la prise en compte du reste à vivre dans l’analyse bancaire pourrait entraîner une hausse comprise entre 10 et 15 % du nombre de crédits immobiliers accordés. Cette mesure intervient dans un climat économique marqué par les répercussions des conflits internationaux et une hausse des refus de prêts, qui freine l’accès à la propriété pour de nombreux ménages.

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