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Le procès Lumbala révèle l’horreur des viols systématiques en RDC
Des membres de la communauté pygmée ont rompu le silence devant la cour d’assises de Paris pour décrire les sévisses subies il y a deux décennies sous le commandement de l’ancien chef rebelle.
Un chef coutumier a relaté devant les juges avoir été contraint d’assister au viol de sa sœur par des combattants en République démocratique du Congo. La victime, enceinte de son septième enfant, aurait succombé trois jours après l’agression dans des conditions dramatiques, selon le témoignage traduit du swahili. Plusieurs représentants de la communauté bambuti ont quitté leur forêt de la région d’Epulu pour venir dénoncer les excommis entre 2002 et 2003.
Cette population, qui vivait traditionnellement de chasse et d’agriculture, s’efforçait pourtant de rester à l’écart des conflits armés qui déchirent l’est du pays depuis des décennies. Les témoins ont identifié les auteurs comme appartenant au mouvement se désignant sous le nom d’« Effaceurs », une branche rebelle alors soutenue par l’Ouganda. L’ancien dirigeant de ce groupe, Roger Lumbala, comparaît pour complicité de crimes contre l’humanité mais refuse d’assister aux débats.
L’offensive militaire menée à l’époque visait notamment le contrôle des ressources naturelles de la zone. Les violences commises durant cette opération avaient été documentées dans un rapport des Nations unies décrivant des agressions sexuelles perpétrées de manière méthodique. Les femmes pygmées, faussement accusées de collaboration avec l’adversaire, auraient été particulièremt ciblées.
Plusieurs survivantes ont effectué un long voyage pour témoigner à huis clos des traumatismes subis. L’une d’elles a décrit avoir été violentée avec sa mère devant les membres masculins de sa famille. D’autres ont évoqué leur enlèvement pour servir d’esclaves sexuelles. Un expert international a expliqué comment ces pratiques étaient délibérément utilisées comme tactique de terreur contre les civils.
Au-delà des violences physiques, les témoins ont souligné les conséquences durables sur leur communauté. La destruction des filets de chasse traditionnels a privé les habitants de leurs moyens de subsistance, plongeant les survivants dans une précarité extrême. Un plaignant a demandé à la justice française de reconnaître leurs droits bafoués, tandis que le chef coutumier exprimait son regret de voir l’accusé absent des débats. Le verdict est attendu pour le 19 décembre.
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