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Des cyclistes rémoins contraints d’abandonner leur piste à cause d’un tapis de verre


Dans le quartier de la Verrerie à Reims, une piste cyclable bordant le canal est devenue impraticable en raison d’une accumulation chronique de débris de verre. Les usagers, lassés par les crevaisons à répétition, n’ont d’autre choix que de rouler sur la chaussée, partageant la route avec les voitures et les poids lourds.
Depuis des années, les amateurs de vélo empruntant la longue piste cyclable située à l’est de Reims, dans le secteur de la Verrerie, font face à un problème récurrent. Le sol de cet aménagement est régulièrement jonché de tessons de verre, ce qui provoque de nombreuses crevaisons. Pour y échapper, beaucoup ont pris l’habitude de délaisser la piste et de se reporter sur la route, pourtant fréquentée par de nombreux véhicules. Cette situation, loin d’être récente, semble s’être installée dans la durée, comme en témoigne le responsable des relations avec la presse de l’association Vél’Oxygène. Ce dernier souligne que le phénomène est connu depuis longtemps et qu’il n’a jamais vraiment cessé.
L’origine de cette pollution est directement liée à l’activité industrielle du quartier. Plusieurs entreprises spécialisées dans le travail du verre y sont implantées, et l’une d’elles pratique le concassage de ce matériau. Lors des transports, des camions-bennes perdent une partie de leur chargement dans les virages, dispersant ainsi des fragments sur la piste cyclable. Ces pertes sont involontaires, mais elles suffisent à rendre l’infrastructure dangereuse pour les cyclistes. Même les automobilistes ne sont pas épargnés, certains ayant déjà crevé à cet endroit précis.
Face à cette situation, les cyclistes n’ont d’autre solution que de partager la chaussée avec les automobilistes et les camions. Un membre de l’association raconte avoir lui-même dû emprunter la route après avoir constaté l’état de la piste, préférant risquer une cohabitation avec les voitures plutôt qu’une crevaison certaine. Il précise que cette pratique est tout à fait légale, le panneau indiquant une bande cyclable conseillée et non obligatoire. Le cycliste conserve donc le droit de rouler sur la route si l’aménagement est mal entretenu ou présente un danger.
L’association Vél’Oxygène, qui réalise régulièrement des comptages pour mesurer l’évolution de la pratique du vélo dans la cité rémoise, envisage désormais d’étudier plus précisément le phénomène des crevaisons. Aucune donnée chiffrée n’existe pour l’instant, mais l’idée d’un recensement des incidents fait son chemin. L’objectif est d’identifier les zones les plus problématiques et de mieux documenter le problème.
L’association compte également saisir la municipalité lors des prochaines réunions de service. Plusieurs pistes sont évoquées, comme un nettoyage plus fréquent des bandes cyclables ou une intervention auprès des industriels de la zone pour trouver une solution durable. La demande est claire il s’agit de rendre la piste à nouveau praticable, sans que les cyclistes aient à risquer leur sécurité sur la route.





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