Économie
Le prix Nobel d’économie 2025 entre IA et justice sociale
La saison des Nobel s’achève ce lundi par le prix d’économie, dont les spéculations oscillent entre les travaux sur l’intelligence artificielle et les recherches sur les disparités économiques, selon les analyses d’experts consultés.
L’ultime récompense Nobel de l’année 2025 sera décernée ce lundi à Stockholm, couronnant des avancées en sciences économiques. Le jury pourrait distinguer des travaux pionniers sur l’intelligence artificielle et ses implications économiques, ou honorer des recherches fondamentales sur les écarts de richesse. Cette attribution clôturera une saison marquée par la reconnaissance de découvertes majeures en physique et en chimie.
Le prix récompensera un ou plusieurs lauréats, selon la tradition de collégialité propre à cette discipline. Il succédera au trio de chercheurs récompensé l’année précédente pour leurs analyses des disparités économiques internationales. Le processus de sélection, entouré de confidentialité, alimente chaque année les conjectures parmi les spécialistes.
Plusieurs noms circulent dans les cercles académiques. Les experts citent notamment les travaux d’Erik Brynjolfsson sur l’économie numérique et ceux de Monika Schnitzer en économie internationale. Les recherches de Susan Athey concernant l’impact des technologies émergentes sur les marchés constituent également un domaine prometteur. Parallèlement, les analyses d’Emmanuel Saez et Thomas Piketty sur les inégalités économiques représentent une autre piste sérieuse.
La question de la parité demeure sous-jacente dans les délibérations, alors que seulement trois femmes figurent au palmarès historique de ce prix. Cette année, deux lauréates ont déjà été distinguées dans d’autres catégories Nobel, renforçant les attentes sur une éventuelle reconnaissance féminine en économie.
Créé en 1969 par la Banque de Suède en hommage à Alfred Nobel, ce prix conserve un statut particulier parmi les distinctions Nobel. Certains observateurs estiment que les sciences économiques occuperaient aujourd’hui une place naturelle dans le testament originel de l’inventeur, compte tenu de leur importance croissante pour comprendre les enjeux sociétaux contemporains.
D’autres spécialistes évoquent des travaux sur l’économie comportementale, avec les recherches d’Ernst Fehr en neuroéconomie, ou les analyses de Nobuhiro Kiyotaki et John H. Moore sur les cycles économiques. La récente médaille John Bates Clark attribuée à Gabriel Zucman pourrait également présager une reconnaissance future.
Le ou les lauréats se partageront une dotation de onze millions de couronnes suédoises. La cérémonie officialisera le dernier acte d’une saison Nobel ayant mis à l’honneur des contributions majeures à la connaissance humaine.
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