Politique
Le président du Sénat répond à l’interpellation de la députée Josso


_**Gérard Larcher a finalement rompu son silence. Il a exprimé son soutien à la parlementaire et annoncé un prochain entretien, après la condamnation de l’ancien sénateur Joël Guerriau.**_
Le président du Sénat a fait connaître sa position ce samedi, à la suite de la condamnation en première instance de l’ancien sénateur Joël Guerriau. Ce dernier a écopé de quatre années d’emprisonnement, dont dix-huit mois ferme, pour avoir administré une substance à la députée Sandrine Josso à son insu, dans une intention criminelle. Gérard Larcher a salué le travail de la justice, qualifiant la décision rendue d’exemplaire.
Dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse, il a indiqué son intention de rencontrer prochainement l’élue du MoDem, qui s’était dite disponible pour un échange. « Au nom du Sénat et en mon nom personnel, je tiens à exprimer mon soutien à l’égard de Mme Sandrine Josso, dont nous mesurons la souffrance face à cette épreuve », a-t-il affirmé. Cette annonce intervient après la réception d’un courrier dans lequel la députée regrettait l’absence de contact de la part du président de la chambre haute depuis les événements.
Sandrine Josso avait également pointé, dans sa missive, ce qu’elle décrit comme de graves dérives au sein de l’institution sénatoriale. Elle s’est notamment interrogée sur des allégations de pressions exercées sur le régulateur de l’audiovisuel concernant un reportage télévisé, ainsi que sur l’origine de la substance utilisée, évoquée lors du procès. Sans aborder directement ces points, Gérard Larcher a rappelé les actions entreprises par le Sénat durant l’enquête, notamment l’autorisation d’une perquisition dans ses locaux et la transmission complète des documents demandés par la justice.
Concernant la situation de Joël Guerriau, dont la condamnation n’est pas définitive puisqu’il a fait appel, le président du Sénat a expliqué les limites de son pouvoir. Il a rappelé avoir invité le sénateur à démissionner de son mandat, une invitation restée sans suite. La destitution d’un parlementaire, a-t-il précisé, relève exclusivement du Conseil constitutionnel après une condamnation définitive, un cadre juridique qui, selon ses propres termes, a pu susciter une forme d’incompréhension.





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