Monde
Le patron du Pentagone contraint de répondre aux élus sur le conflit iranien

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth comparaît mercredi devant la commission des forces armées de la Chambre des représentants, une première depuis le déclenchement des hostilités avec l’Iran, alors que le conflit s’enlise malgré une trêve prolongée.
Le chef du Pentagone, figure clivante de l’administration Trump, devra répondre aux interrogations des parlementaires aux côtés du général Dan Caine, chef d’état-major des armées. L’opposition démocrate, particulièrement remontée, l’attend de pied ferme sur la gestion d’une guerre qui suscite des critiques croissantes, y compris dans les rangs républicains.
Depuis l’ouverture des hostilités le 28 février, des élus des deux partis dénoncent le manque d’informations classifiées transmises au Congrès, rompant avec une tradition qui veut que certains parlementaires soient régulièrement briefés sur les opérations militaires en cours. La députée démocrate Maggie Goodlander a ainsi salué l’audition en déclarant qu’il était temps que le ministre réponde d’une guerre lancée par choix.
Les conséquences économiques du conflit se font durement sentir aux États-Unis, avec une flambée des prix à la pompe qui agace l’opinion publique. Les négociations de paix piétinent malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis trois semaines, tandis que Téhéran maintient un quasi-blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. En réponse, Washington a imposé un blocus des ports iraniens et déployé trois porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.
La conduite du conflit irrite profondément les démocrates, qui ont lancé six procédures de destitution contre Hegseth, sans espoir sérieux d’aboutir. Nombre d’élus, y compris chez les républicains, regrettent que l’exécutif n’ait pas davantage consulté le Congrès avant d’engager les hostilités, alors que la Constitution exige son accord pour déclarer formellement la guerre. Les démocrates ont échoué à plusieurs reprises à faire adopter une résolution limitant les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.
Plus d’une dizaine de parlementaires ont réclamé la semaine dernière l’ouverture d’une enquête formelle sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a induit le public en erreur sur les circonstances de l’attaque. Au total, treize militaires américains ont été tués et quatre cents blessés depuis le 28 février.
L’audition porte officiellement sur la demande de l’exécutif d’augmenter de 42% le budget de la défense, déjà colossal, pour le porter à 1 500 milliards de dollars en 2027, soit l’équivalent du produit intérieur brut de l’Indonésie ou des Pays-Bas. Les parlementaires pourraient également interroger Hegseth sur le coût du conflit, l’utilisation massive de missiles aux stocks limités, la vague de départs dans les hautes sphères du Pentagone ou encore le recours à l’intelligence artificielle dans les forces armées. L’entreprise Anthropic est d’ailleurs en conflit avec le ministère pour avoir refusé que ses outils d’IA servent à la surveillance de masse des citoyens américains ou à rendre des armes totalement autonomes.

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JY2M
29 avril 2026 at 21 h 37 min
Donald Trump, qui, faut-il le rappeler, est notre ami puisque les États-Unis sont nos amis, en voulant ruiner l’Iran et en nous demandant d’attendre encore des mois pour que cela soit possible va nous ruiner et ruiner le monde entier mais, puisque c’est notre ami, il faut comprendre que cela lui permettra sans doute de triompher et peut-être si tout va bien d’obtenir le prix Nobel de la paix. Quant au fait que les économies de nombreux pays seront affaiblies il me semble que dans le meilleur des cas cela lui est égal et dans le pire que cela l’arrange peut-être, d’une certaine manière bien sûr.