Planète
Le multilatéralisme climatique sous la pression d’un « nouveau désordre mondial »
_**Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a lancé un appel à l’unité, mettant en garde contre les forces qui sapent la coopération internationale et la transition énergétique.**_
Simon Stiell a dressé un constat sévère sur l’état de la gouvernance mondiale en matière d’environnement. S’exprimant en Turquie, pays hôte de la prochaine conférence des parties (COP31), il a évoqué un « nouveau désordre mondial » marqué par des tensions géopolitiques et des reculs politiques. Ce contexte, selon lui, représente une menace inédite pour les efforts collectifs de lutte contre le dérèglement climatique.
Le haut responsable onusien a pointé du doigt, sans les nommer explicitement, des acteurs déterminés à contester les fondements scientifiques et économiques de la transition, tout en promouvant une dépendance accrue aux énergies fossiles. Il a également mentionné l’impact des conflits armés et des guerres commerciales dans l’affaiblissement du cadre multilatéral.
Ces déclarations interviennent dans un climat international tendu, où plusieurs signaux politiques vont à l’encontre des engagements climatiques. Les observateurs notent en particulier une série de décisions prises par l’administration américaine, qui a initié un retrait de l’accord de Paris et s’apprête à démanteler des réglementations nationales clés sur les émissions de gaz à effet de serre. Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs publiquement remis en cause la réalité scientifique du réchauffement et vanté les mérites des combustibles fossiles.
Face à cette fragmentation, Simon Stiell a appelé à renforcer les alliances au-delà des seuls gouvernements. Il a plaidé pour une collaboration accrue avec le secteur privé, les investisseurs et les collectivités territoriales, sur le modèle des coalitions d’acteurs non étatiques qui se sont constituées lors de précédents sommets. Il a par ailleurs laissé entendre que la définition traditionnelle de la sécurité, centrée sur les seuls aspects militaires, était désormais insuffisante et que la stabilité climatique en était devenue un pilier fondamental.
Le ministre turc de l’Environnement, présent lors de ce discours, a pour sa part affirmé que tout recul dans l’action climatique mondiale était inacceptable. Son pays, qui présidera la COP31, a promis de dévoiler un calendrier plus précis pour l’organisation de ce sommet au cours du printemps. La communauté internationale attend désormais de voir si les divisions actuelles pourront être surmontées au profit d’une réponse coordonnée à l’urgence environnementale.
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