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Le gouvernement veut réduire de moitié le déficit de la Sécu d’ici 2027

Pour ramener le déficit de la Sécurité sociale sous les 13 milliards d’euros en 2027, l’exécutif compte freiner la hausse des pensions. Les retraités qui…

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Le gouvernement veut réduire de moitié le déficit de la Sécu d'ici 2027

Pour ramener le déficit de la Sécurité sociale sous les 13 milliards d’euros en 2027, l’exécutif compte freiner la hausse des pensions. Les retraités qui touchent plus de 1.260 euros par mois sont les premiers concernés.

Le gouvernement s’est fixé un cap clair. Il veut ramener le déficit de la Sécurité sociale autour de 12 à 13 milliards d’euros en 2027, alors que celui-ci devrait grimper à 22 milliards dès 2026. Pour y arriver, l’exécutif mise sur une cure d’économies, en grande partie du côté des retraites.

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a posé les chiffres. Sans rien changer, le coût des retraites augmenterait d’environ 13 milliards d’euros l’an prochain. La moitié de cette hausse découle de la démographie, l’autre moitié de l’indexation automatique des pensions sur l’inflation. Le gouvernement veut donc freiner cette progression pour économiser 5,5 milliards, dont 4,1 milliards en ne revalorisant pas, ou moins, les pensions supérieures à 1.260 euros par mois, soit 85% du smic. En dessous de ce seuil, la revalorisation resterait complète. Les taux précis restent à trancher, et le ministre le reconnaît volontiers, la copie évoluera au fil des débats parlementaires.

Le reste des économies passerait par la fiscalité. L’exécutif veut abaisser le plafond de l’abattement de 10% sur l’impôt sur le revenu dont profitent les retraités, en le faisant passer de 4.439 à 3.000 euros. Ce tour de vis rapporterait 1,4 milliard d’euros. Là encore, les seuils sont ouverts à discussion, et le ministre assure qu’un équilibre entre les deux leviers, voire d’autres pistes, sortira des échanges au Parlement.

Plus loin dans le temps, l’exécutif imagine une autre mécanique. L’indexation automatique pourrait un jour céder la place à une négociation annuelle avec les partenaires sociaux, à l’image de ce qui se fait pour les salaires. Le ministre évoque aussi un futur âge d’équilibre, autour duquel s’articuleraient décote et surcote. Les Français seraient fortement incités à partir à ce moment-là, sous peine de voir leur pension rognée, tandis que ceux qui travailleraient plus longtemps seraient récompensés dans les mêmes proportions. D’après les premières estimations des experts, cet âge devrait se situer à 65 ans au minimum pour équilibrer les comptes, et il faudrait sans doute le repousser encore d’ici vingt ans avec l’allongement de l’espérance de vie. L’âge légal, lui, resterait autour de 63 ans, mais assorti d’une décote en l’absence de dispositif particulier.

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