Politique
Le Gabon suspend l’accès à Facebook et TikTok, invoquant des risques pour l’ordre public

Les autorités ont ordonné la fermeture de plusieurs plateformes numériques, estimant qu’elles favorisaient la diffusion de contenus préjudiciables à la stabilité nationale. Cette décision intervient dans un contexte de tensions sociales persistantes.
Le gouvernement gabonais a procédé, ce mercredi, à la suspension de l’accès aux réseaux sociaux Facebook et TikTok sur le territoire national. Cette mesure, annoncée la veille par la Haute autorité de la communication, a été justifiée par la nécessité de prévenir des risques de troubles à l’ordre public. L’instance régulatrice a évoqué dans un communiqué la propagation récurrente de fausses informations, des cas de cyberharcèlement et la divulgation non autorisée de données personnelles. Elle a également déploré le manque de coopération des plateformes concernées dans la modération des contenus jugés illicites.
Selon les autorités, ces agissements sont susceptibles d’engendrer des conflits sociaux et de menacer la stabilité des institutions. Aucun événement précis n’a toutefois été cité pour étayer cette décision. La coupure technique est effective depuis ce matin, rendant ces services inaccessibles pour les utilisateurs gabonais.
Cette initiative intervient dans un climat social tendu, marqué par un mouvement de grève des enseignants qui se poursuit par endroits depuis plus d’un mois. D’autres secteurs publics, comme la santé ou l’audiovisuel, avaient connu des mouvements de protestation similaires au début de l’année, réclamant de meilleures conditions salariales et de travail.
La réaction de l’opposition politique n’a pas tardé. L’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze a qualifié cette suspension de mesure répressive, incompatible avec les principes d’un État de droit. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, il a appelé les forces démocratiques et la société civile à se mobiliser contre ce qu’il considère comme une dérive liberticide.
Arrivé au pouvoir en 2023 puis élu président en avril 2025, Brice Oligui Nguema fait face à sa première vague de contestation sociale d’ampleur. Son administration avait pourtant engagé des négociations avec différents corps de métier plus tôt dans l’année et avait annoncé, à son arrivée, certaines avancées pour le secteur éducatif. La dernière grève des enseignants remontait à 2022, à la fin du précédent régime.

Faits DiversEn Ligne 7 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 5 joursMarine Le Pen veut transformer son congrès d’Orléans en rampe de lancement
PolitiqueEn Ligne 7 joursDarmanin veut que les patrons sachent ce que font leurs salariés pendant les violences
ÉconomieEn Ligne 6 joursMoody’s maintient la note de la France en Aa3 et offre un répit à l’exécutif
PolitiqueEn Ligne 2 joursMélenchon veut changer le patron de Bpifrance et faire gonfler l’épargne des Français
PlanèteEn Ligne 6 joursLa sécheresse vide les paniers de champignons
SociétéEn Ligne 7 jours70 000 policiers et gendarmes face à un samedi de manifestations à hauts risques
PolitiqueEn Ligne 4 joursMélenchon ne veut aucun pardon après l’attentat des Yvelines

















Lucille Hanson
18 février 2026 at 12 h 49 min
Great information shared.. really enjoyed reading this post thank you author for sharing this post .. appreciated