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Un intermédiaire a payé le jet de Flavio Bolsonaro depuis les États-Unis
Le départ de Flavio Bolsonaro vers la Floride repose sur un paiement passé par un intermédiaire depuis un compte bancaire américain. Son parcours, ses…

Le départ de Flavio Bolsonaro vers la Floride repose sur un paiement passé par un intermédiaire depuis un compte bancaire américain. Son parcours, ses passeports annulés et ses ambitions d’opposition en exil pèsent déjà sur les relations entre Brasilia et Washington.
Flavio Bolsonaro, sénateur conservateur de 45 ans, est arrivé en Floride avec sa famille à bord d’un jet privé. Il ne reconnaît pas sa défaite au scrutin présidentiel brésilien. Ses passeports avaient été annulés dans le cadre d’une enquête pour soupçons de blanchiment d’argent. Après son arrivée près de Miami, il a dénoncé sur les réseaux sociaux une « fraude électorale », une affirmation démentie par la justice électorale brésilienne, et dit vouloir « diriger » l’opposition depuis son exil.
Le patron de la compagnie argentine Baires Fly, Luis Grande, a expliqué avoir été engagé par un intermédiaire qu’il connaît depuis dix ans et qui vit aux États-Unis. Cet intermédiaire, entrepreneur argentin également de nationalité américaine, n’a pas été nommé. Il a versé 150 000 dollars depuis le compte de son entreprise dans une banque américaine vers une banque argentine. Luis Grande affirme ne pas connaître le client final de cet intermédiaire. La Maison Blanche ne s’est pas exprimée sur le sujet.
Le fils de Jair Bolsonaro, allié du président argentin Javier Milei, a embarqué à Puerto Iguazu, dans le nord-est de l’Argentine, 40 minutes après avoir franchi la frontière brésilienne toute proche. Diego Santilli, chef de cabinet des ministres, a écarté toute irrégularité et assuré qu’il n’y avait « aucun empêchement » et « pas d’avis Interpol ». On ignore encore comment Flavio Bolsonaro a rallié cette zone depuis Brasilia.
L’affaire complique les relations déjà tendues entre Donald Trump et Lula, icône de la gauche et vainqueur surprise du scrutin. Trump a qualifié l’élection de « honte pour le peuple brésilien ». Il a assuré qu’il n’avait pas pris parti pendant la campagne à la demande de son homologue brésilien. Auparavant, il avait dit qu’il ne se mêlerait pas du dossier du fils Bolsonaro et parlé d’une « élection étrange ». Le gouvernement brésilien n’a pas commenté ces déclarations. Un conseiller de Lula évoque une réponse fondée sur la « sobriété et le pragmatisme », alors que Lula se sent en position de force après sa victoire. À Brasilia, on estime que les propos ambiguës de Trump visent à protéger ses alliés sans compromettre les intérêts américains.
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