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Le duo parisien qui a coulé le Portugal en Coupe du monde

Ils ont tout gagné avec le PSG et pourtant ils ont disparu en sélection. João Neves et Vitinha, l’âme du club parisien, n’ont jamais existé avec le…

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Le duo parisien qui a coulé le Portugal en Coupe du monde

Ils ont tout gagné avec le PSG et pourtant ils ont disparu en sélection. João Neves et Vitinha, l’âme du club parisien, n’ont jamais existé avec le Portugal, éliminé dès les huitièmes de finale par l’Espagne.

Le football a parfois des mystères. Les deux milieux qui ont porté Paris vers un deuxième titre européen consécutif ont semblé fantomatiques sous le maillot portugais. Cinq matchs, cinq titularisations en double pivot, et pourtant aucune étincelle. Pas d’accélération, pas de cassure, pas ce petit geste qui fait basculer un match. Le contraste est saisissant. Au PSG, Luis Enrique les laisse libres de créer, de prendre des risques, de monter haut. Avec Roberto Martinez, ils ont joué plus bas, plus lentement, sans jamais trouver le rythme. Résultat, une élimination cruelle contre le voisin espagnol, dans les derniers instants.

Vitinha n’a jamais été ce joueur tranchant qu’on connaît à Paris. Il manquait de solutions, subissait le pressing adverse au lieu de l’imposer. Ses transmissions, pourtant précises, ne cassaient aucune ligne. João Neves, lui, a perdu son audace. Ce milieu créatif, habitué à déstabiliser par des dribbles et des accélérations, s’est contenté de passes latérales. Il n’a quasiment jamais osé prendre l’adversaire de vitesse. Le problème? Le Portugal joue moins haut, presse moins fort, et laisse ses milieux loin du but adverse. Ce qui fonctionne en club ne marche plus en sélection.

Le prochain sélectionneur portugais aura un chantier énorme. Ces deux joueurs sont un trésor, mais encore faut-il savoir les utiliser. Le système de Martinez les a bridés, les a empêchés de s’exprimer dans leur vraie zone d’influence. Sous le maillot du PSG, ils sont insaisissables. Avec le Portugal, ils sont devenus des joueurs moyens. Le potentiel est là, immense. Reste à trouver le bon schéma pour le libérer. Sinon, d’autres éliminations précoces attendent la Seleção.

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