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Le Charles-de-Gaulle fait demi-tour, mais la France garde l’œil sur le détroit d’Ormuz

Le porte-avions français quitte le Moyen-Orient après quatre mois de mission. Deux chasseurs de mines restent sur place, prêts à sécuriser la zone…

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Le Charles-de-Gaulle fait demi-tour, mais la France garde l’œil sur le détroit d’Ormuz

Le porte-avions français quitte le Moyen-Orient après quatre mois de mission. Deux chasseurs de mines restent sur place, prêts à sécuriser la zone stratégique.

Emmanuel Macron l’a annoncé vendredi soir sur les réseaux sociaux. Le Charles-de-Gaulle, fleuron de la marine nationale, rentre à son port d’attache de Toulon. Il était déployé dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février. Mais ce retour ne signifie pas un désengagement total. La France laisse sur zone deux chasseurs de mines, escortés par deux frégates et un avion de patrouille maritime. Leur mission garder la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport pétrolier mondial.

Pourquoi ce changement de cap ? Le président de la République cite un accord signé le 17 juin entre les États-Unis et l’Iran. Ce mémorandum, selon lui, marque une avancée importante pour la stabilité régionale et réaffirme la liberté de navigation dans le détroit. Compte tenu de cette évolution favorable, Paris a décidé d’adapter son dispositif. Le porte-avions n’est plus nécessaire en première ligne, mais les moyens de déminage restent mobilisés. Ils pourront intervenir avec les partenaires de la France si la situation l’exige.

Le Charles-de-Gaulle, lui, est déjà en Méditerranée. Il doit entrer en phase de maintenance à la mi-juillet. C’est un géant des mers 261 mètres de long, 64 mètres de large, capable d’embarquer jusqu’à quarante avions et deux mille marins. Après quatre mois d’opérations au Moyen-Orient, ce navire à propulsion nucléaire a bien mérité une pause technique. Mais pendant ce temps, les mines qui menacent le détroit d’Ormuz restent sous haute surveillance.

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