Société
Le bastion LR de Nîmes vacille sous les divisions
À l’approche du scrutin municipal, le président des Républicains, Bruno Retailleau, a lancé un appel pressant à l’unité derrière son candidat officiel, Franck Proust, pour tenter de sauver la dernière grande ville dirigée par la droite.
La cité gardoise, sous administration de la droite depuis un quart de siècle, fait face à une configuration électorale périlleuse. L’éparpillement des forces au sein de la majorité sortante, face à une gauche largement unie et à une offensive du Rassemblement national, menace sérieusement la continuité. La décision du maire sortant, Jean-Paul Fournier, de ne pas briguer un nouveau mandat a ouvert une succession disputée au sein même de son camp.
Bruno Retailleau s’est rendu sur place pour soutenir la candidature de Franck Proust, premier adjoint sortant et président de l’agglomération. Il a présenté ce dernier comme l’unique recours pour la droite et le centre, mettant en garde contre les risques d’une dispersion des voix. Il a implicitement visé la liste concurrente menée par Julien Plantier, ancien adjoint soutenu par la majorité présidentielle, dénonçant des ambitions personnelles et un manque d’expérience.
L’enjeu sécuritaire et la crainte d’un basculement à gauche ont été au cœur de son discours. Le président des Républicains a également évoqué la question migratoire, estimant que le sujet avait été insuffisamment assumé par le passé. Cette visite intervient dans un contexte local marqué par de fortes disparités sociales entre le centre historique et les quartiers périphériques.
Face à cette droite divisée, la gauche mise sur une liste unie, à l’exception de La France insoumise, conduite par Vincent Bouget. Ce candidat perçoit dans la venue de Bruno Retailleau un signe de fébrilité dans le camp adverse et évoque un essoufflement du projet municipal sortant.
Le Rassemblement national, fort de ses récents succès électoraux dans le département, a investi une figure nationale, Julien Sanchez. Ce dernier attribue le risque de victoire de la gauche aux dissensions et aux egos au sein de la majorité sortante. La campagne s’annonce donc particulièrement serrée dans une ville où l’usure du pouvoir et les fractures internes redessinent le paysage politique.
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