Monde
L’ancien chef de l’État congolais Joseph Kabila confronté à une requête capitale

Le parquet militaire réclame la peine maximale pour « trahison » et « crimes de guerre », dans un dossier qui implique des accusations de soutien à des mouvements insurgés.
Les avocats généraux de la Haute cour militaire de Kinshasa ont formellement requis l’application de la peine capitale à l’encontre de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. Celui-ci est poursuivi pour des chefs d’accusation incluant la trahison, l’organisation d’un mouvement insurrectionnel et la complicité avec des groupes armés actifs dans l’est du pays.
Le représentant du ministère public, le général Lucien René Likulia, a exhorté la juridiction militaire à prononcer la sentence maximale, assortie de peines complémentaires d’emprisonnement pour apologie de crimes de guerre et complot. Les faits reprochés remonteraient à une collaboration présumée avec la rébellion du M23, qui contrôle plusieurs territoires dans les provinces du Kivu.
L’ancien dirigeant, qui réside hors du territoire national depuis plus de deux années, avait effectué une apparition remarquée à Goma en mai dernier, où il s’était entretenu avec diverses personnalités civiles et religieuses. Absent du procès ouvert fin juillet, il n’a pas comparu devant ses juges.
Les autorités judiciaires estiment que Joseph Kabila aurait œuvré, avec l’appui de puissances étrangères voisines, à déstabiliser le régime du président Félix Tshisekedi. Les violences perpétrées par le M23 auraient causé, selon l’accusation, des préjudices considérables à la nation et engageraient la responsabilité pénale individuelle de l’ancien chef de l’État.
La levée du moratoire sur les exécutions capitales en 2024 confère à cette requête une portée symbolique et politique particulière, bien qu’aucune condamnation à mort n’ait été appliquée dans le pays depuis près de deux décennies.

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