Monde
L’administration Trump explore ouvertement l’acquisition du Groenland


La Maison Blanche confirme examiner diverses possibilités, y compris des moyens militaires, pour prendre le contrôle de ce territoire arctique, suscitant une vive inquiétude parmi les alliés européens.
L’exécutif américain a reconnu qu’il envisageait sérieusement les modalités d’une prise de possession du Groenland. La porte-parole de la Maison Blanche a indiqué que le président et son conseil de sécurité nationale étudiaient activement cette perspective, une idée qui, selon elle, ne serait pas inédite dans l’histoire des États-Unis. Interrogée sur les motivations d’une telle démarche, elle a invoqué la nécessité d’un contrôle renforcé dans l’Arctique, une région jugée stratégique, afin de contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie.
Cette position officielle a été réitérée malgré les dénégations répétées des autorités groenlandaises et danoises, qui affirment que le territoire n’est pas à vendre et que son avenir relève de sa propre autonomie. La porte-parole a par ailleurs refusé d’exclure le recours à la force armée pour parvenir à cet objectif, tout en précisant que la voie diplomatique restait privilégiée. Des déclarations qui ont provoqué une onde de choc en Europe et alimenté les craintes d’une escalade.
Le secrétaire d’État américain a annoncé qu’il rencontrerait des représentants danois la semaine prochaine pour aborder ce dossier. De leur côté, Copenhague et Nuuk ont appelé à des discussions rapides pour clarifier la situation et apaiser les tensions. Le ministre danois des Affaires étrangères a notamment contesté le fondement des arguments américains, soulignant les investissements substantiels du royaume dans la sécurité arctique et rejetant l’idée d’une emprise chinoise significative sur le Groenland.
La Première ministre du Danemark a rappelé que son pays, territoire groenlandais inclus, était membre de l’Otan, impliquant que toute action militaire contre l’un des alliés aurait des conséquences gravissimes pour l’ordre international. Plusieurs capitales européennes, dont Paris, Berlin et Londres, ont exprimé leur solidarité avec Copenhague. Parallèlement, des voix au sein de l’Union européenne plaident pour l’élaboration de mesures dissuasives, évoquant notamment des sanctions ciblées contre des entreprises américaines, afin de prévenir toute tentative d’annexion.





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