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La Roja dénonce un traitement de faveur pour les Bleus avant le choc des demies

L’Espagne et la France s’affrontent mardi à Dallas pour une place en finale de la Coupe du monde. Mais en coulisses, les Espagnols estiment avoir été…

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La Roja dénonce un traitement de faveur pour les Bleus avant le choc des demies

L’Espagne et la France s’affrontent mardi à Dallas pour une place en finale de la Coupe du monde. Mais en coulisses, les Espagnols estiment avoir été désavantagés par la logistique et le calendrier.

Le match n’a pas encore commencé que les tensions montent déjà. Dans les médias, les joueurs espagnols multiplient les déclarations, entre respect affiché pour Kylian Mbappé et petites piques en direction des Bleus. Ibrahima Konaté a d’ailleurs répondu aux propos de Lamine Yamal, qui voyait la Roja comme l’équipe à craindre. Mais derrière ce jeu psychologique, il y a un vrai sujet qui fâche. La presse espagnole met en avant un déséquilibre logistique flagrant entre les deux sélections.

La France s’est qualifiée jeudi soir en battant le Maroc, alors que l’Espagne a dû attendre le lendemain pour écarter la Belgique. Un jour de récupération en moins pour les hommes de Luis de la Fuente. Mais ce n’est pas tout. Les Bleus ont installé leur camp de base à Boston et ont joué leurs matchs à New York ou Philadelphie, des villes proches. Résultat, très peu de déplacements. Pendant ce temps, la Roja, basée à Chattanooga dans le Tennessee, a enchaîné les trajets jusqu’à Los Angeles, Dallas, Guadalajara au Mexique, et Atlanta à deux reprises. Le bilan est lourd. Vingt heures de vol, neuf mille kilomètres parcourus en trente-cinq jours, huit heures de bus et six changements de fuseau horaire.

Il y a pourtant un petit avantage du côté espagnol. Jusqu’à présent, Lamine Yamal et ses partenaires ont joué dans des stades climatisés. Les Bleus, eux, ont évolué dans des enceintes ouvertes où la chaleur pesait lourdement. Un détail qui pourrait compter, mais qui ne compense sans doute pas la fatigue accumulée par la Roja. Sur le terrain, ce sera une autre histoire. Mais dans la guerre des nerfs, l’Espagne a déjà marqué des points.

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