Culture
La Mostra de Venise dévoile sa sélection entre enjeux politiques et stars hollywoodiennes
Le prestigieux festival cinématographique ouvre sa 82e édition avec une programmation où se côtoient créations engagées et présence massive du cinéma américain, dans un contexte international particulièrement tendu.
La Mostra de Venise lance mercredi sa compétition officielle avec une promesse de films aux résonances politiques fortes. Parmi les œuvres les plus attendues figurent un documentaire sur le conflit à Gaza et une fiction retraçant l’ascension au pouvoir de Vladimir Poutine. Le festival maintient cependant sa tradition d’accueil des productions hollywoodiennes, avec la venue confirmée de nombreuses célébrités dont George Clooney, Emma Stone et Julia Roberts dès les premiers jours.
Le cinéma américain occupe une place significative dans cette édition, avec des retours remarqués comme ceux de Gus Van Sant et Kathryn Bigelow après sept années d’absence. Dwayne Johnson présentera quant à lui une transformation physique radicale pour son rôle dans « The Smashing Machine », un film sur les addictions dans le monde des arts martiaux mixtes. L’ouverture officielle revient cependant au réalisateur italien Paolo Sorrentino et à son film « La Grazia », mettant en scène son acteur fétiche Toni Servillo.
La situation à Gaza devrait animer les débats tout au long de la manifestation. Plusieurs personnalités du cinéma italien et international ont signé une lettre ouverte appelant le festival à prendre position contre les actions israéliennes. La projection de « The Voice of Hind Rajab », documentaire sur la mort d’une fillette de six ans lors des bombardements, constituera un moment particulièrement sensible. Le directeur artistique Alberto Barbera a cependant rappelé que la Mostra se veut avant tout un espace de dialogue culturel plutôt qu’une tribune politique.
La sélection officielle compte également « Le mage du Kremlin » d’Olivier Assayas, avec Jude Law dans le rôle de Vladimir Poutine, adaptation du roman de Giuliano da Empoli réalisée par Emmanuel Carrère. Cette édition se distingue par une forte présence des plateformes de streaming, avec trois productions Netflix en compétition pour le Lion d’Or. On note en revanche l’absence notable des cinématographies sud-américaines, que le directeur attribue aux difficultés politiques et financières traversées par ces pays.
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