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Société

La ministre Bergé salue la participation de tous les partis aux discussions sur l’antisémitisme

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La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations a estimé que la présence de l’ensemble des formations politiques, y compris La France insoumise, aux consultations gouvernementales constituait une avancée pour apaiser le débat public.

Aurore Bergé s’est réjouie mardi de voir tous les partis, La France insoumise comprise, prendre part aux consultations visant à élaborer un projet de loi contre les formes contemporaines de l’antisémitisme. Cette initiative fait suite au retrait de la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan. La ministre a souligné sur RTL qu’elle préférait que l’ensemble des forces politiques soient réunies autour de la table, son objectif étant de rassembler plutôt que d’attiser les tensions dans le débat national.

Après l’annonce du projet de loi, le groupe de La France insoumise avait initialement indiqué qu’il ne participerait à aucun travail d’écriture d’une nouvelle législation similaire. Le mouvement de gauche a toutefois précisé à l’Agence France-Presse ne jamais avoir décliné l’invitation de la ministre à une réunion destinée à présenter ses propositions contre l’antisémitisme. Le parti sera donc présent mardi après-midi aux côtés des autres groupes parlementaires.

Interrogée sur ses précédentes déclarations assimilant La France insoumise au nouvel antisémitisme, Aurore Bergé a affirmé ne pas les regretter. Elle a justifié la nécessité d’une loi par l’existence de comportements mal caractérisés qui échappent actuellement à toute sanction. La ministre a également évoqué un principe fondamental selon lequel personne ne devrait être tenu responsable des événements survenant ailleurs, en référence à la situation en Israël.

La proposition de loi de la députée centriste Caroline Yadan, présentée comme une réponse à la recrudescence des actes antisémites dans le pays, avait été retirée face à de vives critiques. Ses opposants estimaient qu’elle risquait de compromettre la liberté d’expression et de créer une confusion préjudiciable entre la communauté juive et l’État d’Israël. Aurore Bergé a déjà reçu une dizaine d’associations lundi et doit rencontrer mardi la Commission nationale consultative des droits de l’homme, la Défenseure des droits ainsi que les associations d’élus. La première vice-présidente de la Licra, Galina Elbaz, a indiqué à l’issue de la consultation que la ministre prenait la mesure des revendications exprimées, l’ensemble des participants se montrant favorables à un texte universaliste couvrant l’ensemble des haines racistes et antisémites tout en tenant compte de la spécificité de l’antisémitisme de nature antisioniste.

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