Monde
La Guinée-Bissau choisit son destin présidentiel

Les électeurs se sont rendus aux urnes ce dimanche pour une élection cruciale, où la stabilité politique constitue le principal enjeu national.
Les citoyens de Guinée-Bissau ont entamé un processus électoral décisif ce dimanche, désignant simultanément leur futur président et leurs représentants parlementaires. Cette consultation intervient dans un contexte marqué par l’absence du principal parti d’opposition et de son candidat, créant une configuration politique inédite. Près de 860 000 personnes étaient appelées à se prononcer parmi douze prétendants à la magistrature suprême, dans un pays historiquement confronté à l’instabilité institutionnelle.
Dès l’ouverture des bureaux à sept heures, une quinzaine d’électeurs patientaient déjà devant un lieu de vote de la capitale. Alamar Bidinthilé, chauffeur quadragénaire, exprimait son attente de « changement à travers la construction d’infrastructures » et de « stabilité durable ». Mayo Sa, ouvrier de cinquante-trois ans, confiait pour sa part nourrir l’espoir que ce scrutin marque une rupture positive, après des décennies de déceptions électorales.
Le président sortant Umaro Sissoco Embalo, donné favori pour l’emporter dès le premier tour, pourrait devenir le premier chef d’État à accomplir deux mandats consécutifs depuis l’avènement du multipartisme. Son principal concurrent, Fernando Dias, bénéficie du soutien du PAIGC, formation historique écartée de la course présidentielle pour cause de dossier de candidature jugé irrecevable. Cette exclusion vaut également pour les législatives, où le parti ne pourra présenter de représentants.
L’opposition dénonce une « manipulation » du processus électoral, estimant que le mandat du président Embalo aurait dû s’achever en février dernier. Malgré ces tensions, la campagne s’est déroulée dans une atmosphère globalement apaisée, sans incident notable. Les observateurs restent néanmoins vigilants quant à l’éventualité de contestations post-électorales, comme lors du précédent scrutin.
La communauté internationale suit attentivement ce processus dans un pays classé parmi les plus pauvres du monde, où près de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Plus de 6 700 forces de sécurité, incluant des éléments régionaux de la CEDEAO, ont été déployées pour garantir la sécurité du scrutin et de la période suivant l’annonce des résultats. Les frontières terrestres, maritimes et l’espace aérien sont restés fermés tout au long de la journée électorale. Les premiers résultats provisoires sont attendus dans le courant de la semaine.

PolitiqueEn Ligne 6 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
SociétéEn Ligne 6 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
SociétéEn Ligne 7 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
SociétéEn Ligne 6 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
PolitiqueEn Ligne 6 joursUltragauche, extrême gauche radicale et jeunes des quartiers, une alliance inédite dans les violences
Faits DiversEn Ligne 3 joursTrappes alerte sur les mots qui précèdent les balles
PolitiqueEn Ligne 6 joursCouvre-feux prolongés, Lecornu consulte les syndicats sans convier les lycéens
PolitiqueEn Ligne 6 joursÀ l’Assemblée, Nuñez défend ses services et renvoie les Insoumis à leurs responsabilités
















