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La France sous tension face à la mobilisation « Bloquons tout »


Des centaines de blocages émaillent le territoire sans pour autant paralyser le pays, alors que les manifestants réclament un changement de cap politique.
Des centaines d’actions de blocage ont été recensées ce mercredi à travers l’Hexagone, dans le cadre du mouvement baptisé « Bloquons tout ». Si les perturbations ont été nombreuses, elles n’ont toutefois pas réussi à immobiliser complètement le pays, comme l’espéraient ses initiateurs. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, sont parvenues à contenir la majorité des tentatives d’obstruction.
Aux abords de Dijon, une militante se présentant sous le prénom de Camille justifie sa participation. « Les manifestations classiques ne suffisent plus. Face aux milliards accordés aux plus aisés, à l’augmentation des budgets militaires et pour le retour de la retraite à soixante ans, bloquer est devenu nécessaire », explique-t-elle, postée sur un barrage filtrant à l’origine d’importants ralentissements.
La journée s’est globalement déroulée dans un climat maîtrisé, bien que certains débordements aient été signalés, à l’image d’un bus vandalisé puis incendié sur la rocade de Rennes. Par ailleurs, une centaine de lycées ont connu des perturbations, dont une trentaine ont été momentanément bloqués, notamment à Paris, Montpellier ou Lille.
Du côté des transports, la SNCF a fait état de coupures de voies ferrées à Cherbourg et Valence, ainsi que d’une tentative d’intrusion en gare du Nord. Les réseaux franciliens ont subi quelques retards, sans toutefois être paralysés. Le musée du Louvre a également annoncé la fermeture ponctuelle de certaines salles en raison du mouvement.
Si cette mobilisation, dépourvue de porte-parole identifié, rappelle par son mode d’action le mouvement des Gilets jaunes, elle rassemble une frange plus jeune et politisée. Plusieurs syndicats, dont la CGT et Solidaires, ont apporté leur soutien à la démarche, tandis que d’autres organisations préfèrent concentrer leurs efforts sur la journée interprofessionnelle prévue le 18 septembre.
Une enquête sociologique relève que les participants dénoncent une gestion budgétaire jugée inéquitable et rejettent l’idée de devoir assumer seuls les conséquences des choix gouvernementaux. Preuve que la colère dépasse les cercles militants traditionnels, certaines personnes participant à l’action disent manifester pour la première fois.





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