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La France en marche pour les droits des femmes

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce dimanche dans l’ensemble du pays. La mobilisation, portée par des figures emblématiques, a placé la défense des acquis et la lutte contre les violences au cœur des revendications.
Un vaste mouvement de mobilisation a traversé la France à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Les cortèges, organisés dans près de cent cinquante villes, ont rassemblé une foule importante, selon les estimations des organisateurs et des forces de l’ordre. À Paris, le défilé a pris un relief particulier avec la présence de Gisèle Pelicot, devenue une icône mondiale du combat contre les violences sexuelles, et de sa fille Caroline Darian. Accueillies par des acclamations, elles ont rejoint la manifestation au départ de la place de Stalingrad, incarnant un message de résilience et de soutien aux victimes.
Les revendications portées par les manifestants étaient multiples. La dénonciation des violences sexistes et sexuelles figurait en bonne place, souvent illustrée par des slogans critiques envers des propos publics récents jugés déplacés. La question de l’accès effectif à l’avortement et la crainte d’un recul des droits, observé dans d’autres pays, ont également été largement exprimées. De nombreux participants ont souligné leur inquiétude face à la montée de discours conservateurs et aux risques perçus à l’approche des échéances électorales.
La dimension économique de l’égalité n’a pas été oubliée, avec des appels à réduire les écarts de rémunération et à améliorer les conditions d’emploi des femmes. Parallèlement, une forte solidarité internationale a été affichée, tant en soutien aux femmes iraniennes qu’à celles touchées par les conflits, notamment au Moyen-Orient. Cette préoccupation s’est traduite par la présence de drapeaux palestiniens et libanais dans certains cortèges, ainsi que par des prises de parole associant les luttes féministes à un rejet de la guerre.
La journée a également été marquée par des expressions militantes diversifiées. À Paris, un groupe de femmes s’est rassemblé séparément sous une bannière explicitement antifasciste et antisioniste avant de fusionner avec le cortège principal. Une action symbolique a été menée devant la pyramide du Louvre par des militantes pour dénoncer l’impunité dans les affaires d’agressions sexuelles. Par ailleurs, un contre-rassemblement d’une mouvance identitaire, distinct des manifestations féministes traditionnelles, s’est tenu dans l’ouest de la capitale, suscitant la critique d’organisations historiques qui l’accusent de récupération politique.
De Lyon à Toulouse, en passant par Rennes, Bordeaux ou Marseille, les défilés ont mobilisé des foules importantes. Les organisateurs ont salué une participation massive, tandis que les chiffres avancés par les préfectures restaient inférieurs. Cette mobilisation nationale s’inscrit dans un mouvement plus large, des rassemblements similaires ayant également eu lieu en Espagne, où les manifestants ont joint la défense des droits des femmes à des appels à la paix.

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