Économie
La Fondation 30 millions d’amis épinglée pour sa gestion financière
La Cour des comptes alerte sur l’accumulation excessive de réserves et envisage des sanctions fiscales à l’encontre de l’organisation de protection animale.
Un rapport de la Cour des comptes soulève des inquiétudes quant à la gestion budgétaire de la Fondation 30 millions d’amis. L’institution financière reproche à l’organisation une accumulation jugée excessive de ses ressources, remettant en cause le maintien de son avantage fiscal. L’analyse porte sur la période 2019-2023 et met en lumière des réserves financières considérables au regard des activités effectivement déployées.
Les magistrats relèvent que la fondation dispose désormais d’une assise financière substantielle, avec un bilan s’élevant à 135 millions d’euros en 2023. Les dons représentent 39 millions d’euros de cette somme. Les réserves mobilisables atteignent près de 86 millions d’euros, correspondant à l’équivalent de quatre années et demie de charges d’exploitation. Cette situation est qualifiée de difficilement justifiable pour une structure financée par la générosité publique et bénéficiant d’exonérations fiscales.
La Cour estime que l’ampleur des actions menées reste modeste comparée aux moyens financiers disponibles. Elle déplore également un manque de transparence dans l’information fournie aux donateurs, qui ne peuvent ainsi évaluer avec précision l’utilisation de leurs contributions. Plusieurs recommandations ont été formulées, incluant le renforcement des compétences professionnelles au sein des équipes, l’instauration de contrôles internes renforcés et l’élaboration d’une planification stratégique.
L’instance prévient que des mesures correctives doivent être mises en œuvre avant la fin du premier semestre 2026. À défaut, la fondation s’exposerait à une réduction de sa capacité de collecte de fonds, voire à une suspension de son avantage fiscal. Créée en 1981 puis transformée en fondation en 1995, l’organisation gère deux refuges et apporte un soutien financier à environ 230 structures d’accueil pour animaux.
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sophie l
25 octobre 2025 at 11 h 22 min
Pas de malhonnêteté sinon la cour l’ aurait évidemment révélé mais je suis contente que ce rapport pousse la fondation à se bouger pour les causes INNOMBRABLES qui ne manquent pas en FRANCE pour commencer « l’ampleur des actions menées reste modeste comparée aux moyens financiers disponibles ».
Positif: en adoptant des laissés pour compte qui sont souvent de vieux animaux, je bénéfice de 800 euros de frais vétos pour un chien. Merci la fondation.
En revanche je signale que de nombreuses saisies pour cause de maltraitances ne se font pas car il manque d’ enquêteurs d’ une part et la plupart de refuges débordent d’ autre part; ils ne peuvent donc assumer la surcharge supplémentaire .
Eh oui: les gens disent aimer les animaux MAIS ne vont pas adopter en refuge; en outre ils ont l’ excuse facile pour abandonner quand ça les arrange ( déménagement, séparation, etc).
Conclusion ça ne désemplit jamais.
Conclusion: la Fondation a de quoi faire si elle le veut vraiment!