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La fermeture du collège Bétharram acte la fin d’un symbole, pas des souffrances

L’établissement catholique du Béarn, devenu l’emblème des violences physiques et sexuelles infligées à des générations d’élèves, ne rouvrira pas à la…

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La fermeture du collège Bétharram acte la fin d'un symbole, pas des souffrances

L’établissement catholique du Béarn, devenu l’emblème des violences physiques et sexuelles infligées à des générations d’élèves, ne rouvrira pas à la rentrée 2026. Ses 160 élèves seront transférés dans un autre site à 4 kilomètres de là.

C’est une page qui se tourne pour le lieu, mais pas pour les victimes. Le collège Notre-Dame de Bétharram, rebaptisé depuis « Beau Rameau », va définitivement fermer ses portes à la prochaine rentrée scolaire. L’annonce avait été faite en janvier, mais sans date précise. On sait désormais qu’à partir de septembre 2026, tous les élèves iront suivre leurs cours sur le site d’Igon, une commune voisine où se trouvent déjà une école primaire et un lycée. Le secrétaire général de l’enseignement catholique explique que ce déménagement permettra de dissocier le projet éducatif actuel, qui n’a rien à voir avec les années noires, des enjeux de réparation et de mémoire.

Ce transfert a un coût estimé à 2,5 millions d’euros. La première tranche des travaux est évaluée à 250 000 euros. Pour l’instant, la cuisine du collège restera sur l’ancien site. Mais l’établissement espère amortir la facture en accueillant une trentaine d’élèves supplémentaires à la rentrée, ce qui porterait les effectifs à près de 200. L’avenir du bâtiment historique, lui, reste flou. Le secrétaire général de l’enseignement catholique appelle à y créer un lieu mémoriel, pour ne pas oublier ce qui s’est passé.

Car derrière cette fermeture administrative, il y a un scandale qui a secoué la France entière. Pendant des décennies, des violences physiques, sexuelles et morales ont été commises sur des étudiants dans cet établissement. Un rapport publié en juin évoque un millier de victimes. Alors oui, la page est tournée pour le site, mais pas pour elles. La décision de fermer le collège marque une étape dans la reconnaissance des faits, mais les questions de réparation et de justice sont toujours sur la table.

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