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La contestation s’organise contre les transferts vers le quartier haute sécurité de Vendin-le-Vieil

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Des détenus et leurs conseils juridiques remettent en cause les conditions de leur affectation au nouveau dispositif dédié aux trafiquants de stupéfiants, dénonçant des placements inadaptés et des conséquences néfastes sur leur réinsertion.

Deux détenus ont présenté lundi leurs arguments devant le tribunal administratif de Lille pour contester leur transfert vers le quartier spécialisé de la maison d’arrêt de Vendin-le-Vieil. Leurs avocats ont souligné l’inadéquation de ces placements avec le profil et la situation pénale de leurs clients, évoquant des décisions prises sans examen individualisé suffisant.

Le premier requérant, actuellement incarcéré pour usage de faux documents après une précédente condamnation pour trafic de stupéfiants, estime que son placement dans ce quartier dédié à la criminalité organisée ne correspond pas à sa situation. Il décrit des conditions de détention qu’il juge plus restrictives que celles qu’il connaissait précédemment à la prison de la Santé, malgré les assurances des représentants de l’administration pénitentiaire concernant les possibilités de visite et de formation.

Le second détenu, condamné à une longue peine criminelle, voit dans ce transfert un obstacle à sa préparation à la sortie, l’éloignement géographique compliquant son accès aux activités formatrices et professionnelles. Ces recours s’inscrivent dans un mouvement plus large de contestation judiciaire touchant plusieurs juridictions administratives françaises.

Des avocats spécialisés dénoncent une application précipitée de ce dispositif, motivée selon eux par des considérations politiques plutôt que pénitentiaires. Ils pointent du doigt des transferts effectués sans base légale suffisante et des conditions de détention particulièrement strictes, incluant des fouilles corporelles fréquentes et un isolement relatif.

Le quartier de Vendin-le-Vieil, premier du genre en France, accueille depuis cet été près de quatre-vingt-dix détenus, pour la plupart en attente de jugement. Parmi eux figurent certains individus impliqués dans des affaires criminelles particulièrement médiatisées. Une vingtaine de prisonniers ont déjà engagé des procédures similaires, tandis que des recours en annulation du dispositif lui-même ont été déposés devant le Conseil d’État.

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