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Islande, le dernier patron baleinier menace de faire payer très cher une éventuelle interdiction

Le gouvernement islandais envisage de fermer le robinet de la chasse commerciale à la baleine. Kristján Loftsson, qui dirige la dernière entreprise du…

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Islande, le dernier patron baleinier menace de faire payer très cher une éventuelle interdiction

Le gouvernement islandais envisage de fermer le robinet de la chasse commerciale à la baleine. Kristján Loftsson, qui dirige la dernière entreprise du pays à la pratiquer, promet de traîner l’État en justice et de réclamer une grosse indemnisation.

L’Islande appartient à un club très fermé. Avec le Japon et la Norvège, l’île de l’Atlantique nord figure parmi les rares pays qui autorisent encore la capture commerciale des cétacés. Un projet de loi, attendu en février 2027, pourrait bien changer la donne. Deux raisons motivent ce texte. D’un côté, une activité qui rapporte peu d’argent. De l’autre, la protection des animaux.

Cette perspective ne fait pas trembler Kristján Loftsson. À 83 ans, le directeur général de Hvalur, dont le nom veut dire « baleine » en islandais, prévient. Si la chasse est interdite, son entreprise arrêtera, bien sûr. Mais elle poursuivra l’État et lui réclamera une somme importante. « Cela leur coûtera beaucoup d’argent », insiste-t-il. Selon lui, les ministres n’ont rien à perdre personnellement, puisque la facture retomberait sur les contribuables. Il juge donc peu probable qu’ils prennent ce risque.

Le patron baleinier se dit même certain que rien ne bougera. Des propositions similaires ont déjà été avancées au fil des ans, et aucune n’a abouti à quoi que ce soit, rappelle-t-il. Pour lui, une interdiction ne verra jamais le jour. L’activité, elle, fait travailler 150 personnes en pleine saison, contre 40 à 50 le reste de l’année. Les campagnes de chasse aux rorquals communs et aux petits rorquals s’étalent généralement de début juin à début septembre.

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