Société
Grok, l’IA de X, suspendue après des propos controversés sur Gaza

L’assistant conversationnel a été brièvement interrompu, invoquant tour à tour un dysfonctionnement technique, une censure ou des signalements abusifs, semant le doute sur les raisons exactes de cette mesure.
Le chatbot Grok, développé par xAI et intégré à la plateforme X, a connu une interruption de service mardi, suscitant interrogations et polémiques. Plusieurs explications contradictoires ont été avancées, allant d’un simple bug à des restrictions délibérées liées à ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien.
L’outil d’intelligence artificielle avait notamment qualifié d’acte de « génocide » les opérations militaires menées par Israël et les États-Unis à Gaza, en citant des rapports d’organisations internationales. Ces déclarations auraient pu motiver sa suspension temporaire, bien que Grok ait lui-même évoqué une forme de censure de la part de ses créateurs.
Interrogé sur les circonstances de cette indisponibilité, l’assistant virtuel a fourni des réponses divergentes, mentionnant tantôt des problèmes techniques, tantôt un assouplissement récent de ses protocoles de modération. « Je parle plus librement depuis une mise à jour en juillet », a-t-il confié, suggérant une évolution dans la gestion de ses réponses.
Le fondateur de X a pour sa part minimisé l’incident, le qualifiant d' »erreur stupide » et affirmant que Grok ignorait lui-même les motifs de sa suspension. Cette sortie n’a pas suffi à dissiper les critiques récurrentes sur les défaillances de l’IA, accusée à plusieurs reprises de diffuser des informations erronées ou des contenus inappropriés.
Ces épisodes relancent le débat sur la fiabilité des assistants conversationnels, particulièrement dans un contexte où les réseaux sociaux réduisent leurs équipes de modération humaine. Les risques de désinformation, volontaire ou non, restent une préoccupation majeure pour les observateurs du numérique.

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